Un puits d'exploration est foré.
La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, réaffirme la volonté du gouvernement Charest d'encadrer l'industrie du gaz de schiste. Toutefois, elle exclut la tenue d'une commission indépendante.
Québec entend encadrer l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste sur son territoire. La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a réaffirmé jeudi la volonté du gouvernement d'encadrer cette industrie. Il est d'ailleurs probable que Québec fasse une annonce à ce sujet dimanche.
Toutefois, la ministre exclut la tenue d'une commission indépendante même si elle dit comprendre le fait que l'exploitation du gaz de schiste inquiète la population. À cette inquiétude, elle répond que l'intervention du gouvernement permettra de développer ce secteur qui est naissant, tout en respectant les principes du développement durable.
Elle a rappelé que le gouvernement libéral de Jean Charest a toujours eu un préjugé favorable envers le gaz de schiste. D'ailleurs, depuis 2006, cette industrie fait partie de la stratégie énergétique des libéraux.
Nathalie Normandeau considère que « comme société, on ne peut pas passer à côté du développement d'une filière comme celle-ci ». Toutefois, aucune exploitation ne devrait commencer avant qu'une nouvelle loi sur les hydrocarbures soit adoptée et appliquée.
À grands pas dans Lotbinière
L'exploration du gaz de schiste avance rapidement dans la région de Lotbinière, où Talisman Energie possède cinq puits d'exploration. Elle devrait décider d'exploiter les gisements d'ici environ six mois. Pour l'instant, l'entreprise procède à des tests afin d'évaluer la capacité des puits de gaz.
Sur l'un des sites, des camions d'une capacité 32 000 litres entrent et sortent toutes les 30 minutes. Pour réaliser ses forages, l'entreprise doit injecter sous haute pression des centaines de milliers de litres d'eau auxquels sont ajoutés des produits chimiques.
Selon Vincent Perron, coordonnateur chez Talisman Energie, la concentration des produits chimiques, « qui ne sont pas nécessairement toxiques pour l'environnement », est faible.
Environ 40 % de l'eau reste dans le puits qui est constitué de « roche très imperméable ». Le reste de l'eau est rechargée dans les camions pour être transportée vers les autres sites de forage de la compagnie et être utilisée à nouveau.