Le cercueil «bio» gagne du terrain

Exemple de cercueil biologique Exemple de cercueil biologique

L'industrie funéraire prend un virage environnemental. Le cercueil biologique est maintenant offert par plusieurs maisons funéraires du Québec.

L'industrie funéraire n'est pas différente des autres et doit s'adapter à la demande « verte ». De plus en plus de clients optent maintenant pour un enterrement plus écologique et demandent un cercueil biologique.

Fabriqué avec du peuplier, le cercueil est biodégradable et ne contient aucune pièce en métal ou de produit chimique. De plus, il est garni de coton biologique.

Le produit est disponible depuis quelques mois seulement et bouleverse déjà les traditions. « C'est très bien reçu, mais c'est clair que ça ne fait que depuis quatre à cinq mois. Changer des habitudes dans le rituel funéraire, ça ne se fait pas rapidement généralement », mentionne Garry Lavoie, directeur général de la Coopérative funéraire des Deux Rives.

Une partie de la production provient d'ailleurs de l'usine Fournitures funéraires Victoriaville, le plus gros fabricant de cercueils en bois au Canada, et le troisième en importance en Amérique du Nord.

« Nous, on pense que c'est une tendance qui va avec notre fabrication de produit, ce qu'on prévoit, c'est que 25 % de nos produits, d'ici 5 ou 10 ans, devra être écologique » — Alain Dumont, président de Fournitures funéraires Victoriaville

Impact environnemental

Près de 20 000 personnes sont enterrées annuellement au Québec et la mise en terre dans un cercueil conventionnel a un impact environnemental insoupçonné.

On estime que, dans un cimetière de la dimension d'un terrain de soccer, on y retrouve l'équivalent de 40 maisons en bois, 1000 tonnes d'acier et 20 000 tonnes de béton. À cela, il faut ajouter le formaldéhyde, un produit toxique dont on se sert pour embaumer les corps inhumés. Plus de quatre millions de litres sont utilisés chaque année à cette fin en Amérique du Nord, et le produit imprègne inévitablement le sol pour se retrouver dans la nappe phréatique

« Le développement durable, c'est pas juste une mode, c'est une tendance de fond et le funéraire est aussi influencé par cette tendance-là. » — Garry Lavoie, directeur général de Coopérative funéraire des Deux Rives

D'autres mesures environnementales sont sur le point de prendre de l'importance dans cette industrie. Des corbillards hybrides, des arbres plantés sur les tombes, l'implantation de cimetières « verts » ont déjà séduit bon nombre d'Américains et de résidents de l'Ouest canadien, et ne devraient pas tarder à être populaires au Québec.

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