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L'objectif fixé par les Nations unies (ONU) en 2002 de parvenir cette année à une réduction importante du rythme d'appauvrissement de la diversité biologique n'a pas été atteint. Bien au contraire.
Des statistiques publiées par les Nations unies à l'occasion de la Journée mondiale de la biodiversité montrent que son objectif de réduction du rythme d'appauvrissement de la diversité biologique n'a pas été atteint, loin de là.
L'ONU en vient à cette conclusion dans un rapport qu'elle rend public à l'occasion de la Journée mondiale de la biodiversité. Pire encore : le document montre même que la situation s'est détériorée grandement depuis huit ans.
En fait, le rythme actuel de perte d'espèces équivaut à plus de 100 fois celui de l'extinction naturelle, affirme l'ONU.
Par exemple, les populations de vertébrés (qui comprennent les mammifères, les reptiles, les oiseaux, les amphibiens et les poissons) ont chuté du tiers entre 1970 et 2006.
L'organisation attribue la dégradation de la biodiversité planétaire à cinq facteurs :
La dégradation accélérée de la biodiversité risque de toucher rapidement la population, note l'organisation.
Selon Pavan Sukhdev, qui dirige l'Initiative pour une économie verte du Programme de l'ONU pour l'environnement, plus d'un milliard de personnes dépendent du poisson pour se nourrir, mais celui-ci aura disparu dans 40 ans, en l'absence de restructuration profonde de la pêche.
L'ONU espère que le sommet qu'elle tiendra sur la biodiversité en septembre prochain, à New York, sera l'occasion pour les gouvernements nationaux de bien comprendre l'urgence de la situation et l'importance de faire des gestes concrets.
La biodiversité englobe l'ensemble des animaux et végétaux vivant sur la planète, qui compterait entre 5 et 30 millions d'espèces.
Actuellement, environ 1,7 million d'espèces animales sont répertoriées.