L'ancien vice-président américain Al Gore, lors de son discours au Sommet du millénaire à Montréal, le 22 avril 2010
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AFP/Ryan Remiorz
L'ex-vice-président américain Al Gore était de passage à Montréal pour parler de changements climatiques, jeudi, au Sommet du millénaire.
Dans un discours au Sommet du millénaire, l'ancien vice-président américain blâme en partie les États-Unis pour l'échec de la conférence de Copenhague, mais renouvelle sa confiance en Barack Obama pour poursuivre le combat.
Pour Al Gore, le Canada et les États-Unis ont « l'obligation morale d'agir » pour contrer le réchauffement de la planète.
Reconnu pour ses qualités d'orateur partout dans le monde, le lauréat du prix Nobel de la paix de 2007 a été ovationné par une foule de jeunes Québécois conquis d'avance.
« Si on ne fait rien, les jeunes pourront nous dire : "Qu'avez-vous pensé! Pourquoi n'avez-vous pas agi? Vous vous en foutiez?" », a lancé celui qui a perdu de peu la course à la présidentielle américaine en 2000.
Malgré l'échec de la conférence de Copenhague et la morosité ambiante dans les négociations sur le climat, Al Gore reste optimiste : « Oui, nous pouvons relever le grand défi des changements climatiques! »
Durant son allocution à Montréal, il a jugé que son pays était en partie responsable de l'échec de la conférence de Copenhague, puisqu'il a manqué de leadership. Il déplore que le président américain Barack Obama ait dû se rendre au sommet « sans avoir quelque chose à mettre sur la table », le Sénat n'ayant pas avalisé le plan national sur la réduction des gaz à effet de serre.
Selon M. Gore, la Chine était prête à appuyer un traité contraignant si les États-Unis réduisaient leurs émissions de gaz à effet de serre sous les niveaux de 1990. Il croit qu'après le refus de Washington de signer le protocole de Kyoto, la communauté internationale avait besoin que les États-Unis adoptent des mesures concrètes pour prouver son sérieux dans le dossier des changements climatiques.
Éternel motivateur, Al Gore a invité son auditoire à faire confiance à Barack Obama pour reprendre le combat. « La volonté politique est ressource renouvelable », a-t-il dit.
Il s'agit d'une deuxième visite à Montréal pour le motivateur environnemental, qui a donné un atelier sur les changements climatiques en 2008.