Indienne transportant des contenants d'eau vides
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AFP/Sajjad HUSSAIN
« De l'eau propre pour un monde sain », c'est le credo de l'UNESCO à l'occasion de la 20e journée mondiale de l'eau, lundi.
L'eau coule partout sur la planète, mais elle demeure une source d'iniquités, surtout dans les pays en développement.
Le 22 mars, pour une vingtième année, l'UNESCO a souligné l'importance de cette ressource en s'attardant sur la nécessité, pour les pays en développement, d'avoir accès à une eau potable de qualité.
Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, environ 2 milliards de tonnes d'eaux polluées, composées d'eaux usées et d'eaux contaminées par les déchets industriels et les pesticides, sont déversées chaque jour dans le monde.
L'événement principal soulignant la Journée mondiale de l'eau a lieu à Nairobi au Kenya, mais plusieurs pays marquent le coup sur tous les continents. En Amérique du Nord, au Canada comme aux États-Unis, les grandes villes comme Mexico, Los Angeles, Washington, Edmonton et Toronto soulignent l'événement. À Montréal, deux conférences ont lieu ce soir à la Biosphère.
En Afrique, la situation est si grave qu'« un enfant meurt toutes les 20 secondes à cause de contamination par des eaux usées », a déclaré à Radio-Canada Nick Nuttal, du Programme des Nations Unies pour l'Environnement.
Professeur à l'Université Laval et directeur de l'Observatoire de recherche international sur l'eau, Frédéric Lasserre indique pour sa part que la disponibilité de la ressource est aussi, et peut-être surtout, un problème de gouvernance.