![]() Réchauffement terrestre L'activité solaire, pratiquement sans effetMise à jour le mardi 16 mars 2010 à 13 h 54
Une activité solaire moins intense dans les prochaines dizaines d'années ne permettra pas de ralentir l'augmentation des températures résultant des émissions de gaz à effet de serre. Du moins, pas de façon sensible, préviennent des scientifiques allemands. Une équipe de l'Institut de recherche de Potsdam sur les impacts du climat a établi que la diminution de l'activité solaire prévue jusqu'à la fin du XXIe siècle ne devrait baisser la température terrestre que de 0,3 °C. Cela représente moins de 10 % de la hausse de température prédite dans un contexte climatique où les activités humaines restent inchangées, proposé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Le grand minimum Ces travaux ont été effectués dans le but de quantifier les températures à la suite d'un « grand minimum » solaire, un phénomène durant lequel le nombre de taches solaires baisse, entraînant une réduction de la température à la surface de la Terre Un long chemin Les taches sur la surface du Soleil sont causées par l'activité magnétique et réduisent la température à la surface du Soleil lorsqu'elles apparaissent. L'une des dernières périodes de basse activité solaire s'est étendue de 1645 à 1715, et elle est connue sous le nom de « minimum de Maunder ». Peu de taches ont été observées pendant cette période de faible activité solaire qui a coïncidé avec le « petit âge glaciaire », au cours duquel l'Europe et l'Amérique du Nord ont connu des hivers particulièrement froids. Une situation similaire? Actuellement, les observations des taches montrent que l'activité solaire est à son point le plus faible depuis près d'un siècle. Certains chercheurs pensaient donc que la Terre était à l'aube d'une période comparable à celle du minimum de Maunder. Le Dr Georg Feuher et ses collègues pensent que non. L'idée que nous allons vers un autre petit âge glaciaire si le Soleil entre réellement dans une période de grand minimum est erronée. — Dr Georg Feuher Selon eux, même un minimum solaire n'empêchera pas un fort réchauffement planétaire si les émissions de gaz à effet de serre restent aux niveaux actuels. Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs allemands ont établi des modèles climatiques pour les océans, l'atmosphère et la surface terrestre. Ils ont ensuite examiné les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre possibles publiés par le GIEC et qui laissent supposer des augmentations moyennes et intensives en émissions au cours du siècle actuel. Leurs résultats montrent qu'un nouveau grand minimum solaire ne réduirait la température globale moyenne que de 0,1 ou 0,2 °C en 2100. Selon le Pr Stefan Rahmstorf, les données sur la température confirment également que l'effet d'une activité solaire réduite ne sera que très faible. Le détail de ces travaux est publié dans les Geophysical Research Letters. Le saviez-vous?Au cours des trente dernières années, les températures ont augmenté de 0,16 °C par décennie à l'échelle planétaire. La NASA affirme que l'année 2009 était la seconde année la plus chaude à l'échelle mondiale. Radio-Canada.ca avec Cordis
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On the effect of a new grand minimum of solar activity on the future climate on Earth (en anglais)
Article publié dans les Geophysical Research Letters |