La mine de McCarthur River, en Saskatchewan
Les risques liés aux mines d'uranium créent la polémique. La Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse ont, pour leur part, décrété un moratoire sur leur exploitation.
Les manifestations contre le projet de mine d'uranium à Sept-Îles ont remis au goût du jour le débat concernant l'impact des mines d'uranium sur l'environnement et la santé.
Certains affirment que les radiations atomiques liées à l'exploitation de ces mines peuvent causer des cancers, des leucémies, ainsi que des problèmes de reproduction et des troubles génétiques.
C'est notamment le cas de Jim Harding, qui a rédigé un essai intitulé L'uranium de la Saskatchewan: le secret mortel canadien. Il avance que ceux qui travaillent dans les mines d'uranium ont des taux de cancer quatre fois plus élevés que la population.
La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) affirme de son côté que les opposants à l'exploitation de l'uranium au Canada bâtissent leur argumentation à partir de données obsolètes.
Patsy Thomson, directrice générale de l'évaluation et de la protection environnementale et radiologique à la CCSN, rappelle que les pratiques ont évolué, que les risques pour l'environnement et la santé sont aujourd'hui mieux contrôlés et que la gestion des déchets radioactifs a été améliorée.
Les données actuelles, affirme-t-elle, démontrent que les concentrations de radon et d'autres radionucléides, sources de radiations atomiques, ne sont pas plus élevées que la normale autour des sites miniers.
Jim Harding n'y croit pas et rétorque que les études utilisées pour arriver à ces conclusions n'ont pas été effectuées avec des critères assez sévères.
Certaines provinces, comme la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse, ont décidé de jouer la prudence et ont décrété un moratoire sur l'exploitation de l'uranium. Une demande que les manifestants de Sept-Îles ont aussi faite au gouvernement Charest.
D'après un reportage de Philippe Leblanc