Le protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto découle de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) adoptée à l'issue du Sommet de la Terre, qui s'est tenu en juin 1992 à Rio de Janeiro, au Brésil. Il est l'aboutissement de la conférence qui a réuni les représentants de 160 pays à Kyoto, au Japon, en 1997.

« L'objectif ultime de la présente Convention [...] est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention, les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. » — Article 2 de la Déclaration de Rio
Pollution

L'entente entre en vigueur le 16 février 2005, plus de sept ans après son adoption. Il devait d'abord être ratifié par au moins 55 pays, dont les émissions combinées représentaient 55 % du total des émissions de 1990.

C'est la ratification du protocole par la Russie, en novembre 2004, qui a permis de réunir les conditions nécessaires à son entrée en vigueur 90 jours plus tard. Aujourd'hui, le protocole compte 190 pays adhérents, dont une trentaine de pays industrialisés. Parmi les signataires du protocole ayant des cibles à atteindre, seuls les États-Unis ne l'ont pas ratifié.

En vertu de l'accord, les pays les plus industrialisés, parmi lesquels le Canada, le Japon, les pays de l'Union européenne et la Russie, doivent collectivement réduire, entre 2008 et 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5,2 % par rapport à leurs émissions de 1990.

Les objectifs varient toutefois selon les pays. La cible du Canada, par exemple, a été fixée à 6 %. Une centaine de pays en développement, dont la Chine, l'Inde, le Brésil, la Corée du Sud, l'Indonésie et l'Afrique du Sud, sont exemptés d'objectifs pour le moment. Ils sont conviés à contrôler leurs émissions de gaz à effet de serre et à établir des inventaires.

Malgré les efforts importants que doivent consentir les nations industrialisées, de nombreux scientifiques considèrent que le protocole de Kyoto est nettement insuffisant pour ralentir le réchauffement du climat.

C'est d'autant plus vrai qu'il existe des disparités importantes entre les pays adhérents quant à l'atteinte de leurs objectifs de réduction de GES.