Bon COP, bad MOP?

Chaque année, les représentants des pays se rencontrent pour faire le suivi de deux traités internationaux sur la lutte contre les changements climatiques: le CCNUCC et le protocole de Kyoto, conclus sous l'égide de l'ONU.

À la base de tout cela, il y a eu le Sommet de la Terre, tenu en 1992 à Rio, au Brésil. Cette rencontre a donné naissance à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée par 188 pays. Depuis 1995, les signataires se réunissent pour faire le point sur cette entente. C'est ce qu'on appelle la COP: la Conférence des parties. La première réunion (COP1) a eu lieu à Berlin en 1995.

En 1997, dans la foulée du Sommet de Rio, des représentants de plusieurs pays se sont rencontrés à Kyoto, au Japon. Le Sommet a abouti sur le célèbre protocole visant la réduction des gaz à effet de serre, adopté par 155 pays. Les rencontres de suivi du protocole se nomment COP/MOP, un sigle qui désigne la Conférence des parties servant de réunion des parties (Meeting of Parties) depuis l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, en février 2005. À titre d'exemple, la conférence de Montréal, en novembre-décembre 2005, était donc la première COP/MOP, mais la 11e COP.

Le réchauffement climatique fait également l'objet de rencontres d'autres instances, comme le G8 par exemple.