![]() Écosystèmes fluviaux Des rivières mal en pointMise à jour le jeudi 15 octobre 2009 à 13 h 49 L'écosystème de certains des plus importants cours d'eau du pays, dont celui du fleuve Saint-Laurent, est en péril en raison des nombreuses activités humaines qui altèrent leur cours. C'est la conclusion à laquelle parvient le World Wildlife Fund (WWF) au terme d'une étude portant sur le débit de 10 rivières canadiennes réparties partout sur le territoire.
L'organisme de défense de l'environnement soutient que ces rivières sont globalement soumises à une pression humaine accrue, en raison des pratiques agricoles et industrielles, des barrages hydroélectriques que l'on y construit et de la consommation d'eau de villes en pleine croissance. À ces menaces s'ajoute celle que représente le réchauffement climatique. Ce phénomène, causé lui aussi par l'activité humaine, se traduit par une modification du régime des précipitations, ainsi que par des périodes de sécheresse et des inondations qui sont plus fréquentes et plus importantes qu'autrefois. « Le régime d'écoulement de certaines des rivières les plus importantes du Canada, comme la rivière Saskatchewan Sud ou le fleuve Saint-Laurent, a été modifié à un point tel que les écosystèmes sont en danger. Bientôt, d'autres - certains des plus importants cours d'eau à l'état naturel du monde, comme la rivière Athabasca et les fleuves Mackenzie et Skeena - pourraient aussi être en difficulté, au fur et à mesure que la demande en eau augmente et que les changements climatiques s'accentuent », peut-on lire dans le rapport.
Le WWF affirme que le Canada peut remédier à la situation, notamment en souscrivant à un accord de réduction des gaz à effet de serre qui soit « juste, efficace et basé sur la science ». À l'heure actuelle, le Canada a ratifié le protocole de Kyoto, mais n'a rien fait pour s'y conformer. Le WWF ajoute que les autorités canadiennes doivent adopter une approche de développement durable qui respecte la capacité des cours d'eau du pays. Les infrastructures construites sur ces rivières et fleuves, ajoute-t-il, devraient en outre être construites de manière à trouver un meilleur équilibre entre les besoins de la population et ceux de la nature. En ce qui concerne le fleuve Saint-Laurent, le WWF souligne que les changements climatiques pourraient réduire sensiblement le débit d'eau d'ici 2050 et que le niveau d'eau pourrait baisser de 0,2 à 1,2 mètre au cours de la même période. D'ici 100 ans, la température de l'eau du fleuve pourrait grimper de 2,2 à 4 degrés Celsius.
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