Entraîner les élus à agir sur le climat

Manifestant polonais   © AFP/Joe Klamar

Pas de congé dominical pour des organisations écologistes, syndicales et étudiantes. Elles ont tenu un peu partout au pays de grands rassemblements pour souligner la Journée internationale d'action sur le climat.

De grands rassemblements ont eu lieu partout au Canada pour souligner la Journée internationale d'action sur le climat, au moment même où se déroulent, en Pologne, des négociations sur la question climatique.

De telles manifestations ont eu lieu notamment à Halifax, Montréal, Ottawa, Moncton, Winnipeg, Regina, Edmonton, Calgary et Vancouver.

Les participants veulent forcer les gouvernements à adopter des mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Plusieurs autres villes du monde tenaient aussi des manifestations similaires afin d'influencer l'approche des nations envers l'environnement.

Les embûches du Canada

Dans la métropole québécoise, l'événement était organisé par la Coalition Québec-Kyoto.

Des activités de sensibilisation avaient lieu au carré Phillips pour rappeler aux citoyens l'ampleur des enjeux liés aux négociations de la conférence-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Les participants pouvaient notamment franchir un parcours à obstacles, érigé à même le carré Phillips. Le parcours symbolisait les embûches qui empêchent le Canada d'atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre.

À ce propos, le porte-parole d'ENvironnement JEUnesse, Jérôme Normand, espère que les représentants fédéraux en négociation sur la scène internationale seront influencés par ces grands rassemblements.

« La situation politique instable à Ottawa s'avère un moment idéal pour les citoyens de démontrer au gouvernement l'importance du dossier environnemental. » — Jérôme Normand

La voix du dalaï-lama

La Journée internationale d'action sur le climat a lieu, alors que 10 000 délégués sont réunis jusqu'au 12 décembre à Poznan, en Pologne, pour la Conférence des États parties à la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC).

Dans le cadre du protocole de Kyoto, les délégués doivent lancer la négociation d'un nouvel accord de lutte contre le réchauffement climatique, afin de le boucler l'an prochain à Copenhague.

De passage à la CNUCC, le dalaï-lama a exhorté les gouvernements à réagir contre le réchauffement climatique.

« Les gouvernants doivent porter l'attention nécessaire et mettre en oeuvre la protection appropriée, parfois même au prix de petits sacrifices pour [leurs] économies », a déclaré le chef spirituel tibétain.

La communauté scientifique avance qu'un réchauffement moyen supérieur à 2 degrés Celsius par rapport aux températures de l'ère préindustrielle induirait des impacts catastrophiques, tels que sécheresses, inondations, multiplication des événements extrêmes et famines.

Pour éviter le pire, les émissions de gaz à effet de serre devraient culminer d'ici 10 à 15 ans pour décroître ensuite, jusqu'à 80 % en 2050 par rapport à leur niveau de 1990.

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