Six nouvelles aires protégées

Jean Charest

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a annoncé mardi, dans le Parc de la Jacques-Cartier, en compagnie de la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, la création de six nouvelles aires protégées dans le Nord québécois, dont la rivière George, longue de 350 km. C'est dans le secteur de cette rivière que l'on retrouve un des plus grands troupeaux de caribous du nord, quelque 385 000 têtes.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, vient d'annoncer la création de six nouvelles aires protégées dans le Nord québécois.

Les nouvelles zones protégées couvrent une superficie de près de 17 800 kilomètres carrés ou 1,07 % du territoire québécois.

Cette annonce porte à 7,07 %, en tout, la superficie de territoire protégé. L'objectif gouvernemental est d'arriver à 8 % d'ici la fin de l'année. L'engagement électoral de 2003 est donc en bonne voie d'être atteint.

Selon le gouvernement, la protection du territoire est l'un des moyens les plus efficaces de protéger la diversité biologique.

Le décret adopté la semaine dernière par le conseil des ministres dit qu'il n'y aura plus aucune activité commerciale ou industrielle, de mine, de forêt ou d'hydro-électricité sur ces territoires protégés.

Le gouvernement a négocié à ce sujet avec les autochtones, qui sont satisfaits de la décision. Il pourrait aussi y avoir des négociations pour des compensations financières si des gens, par exemple, se trouvaient pénalisés à cause de l'arrêt de leur activité commerciale.

Ce programme de protection s'inscrit dans le programme Plan Nord, que le premier ministre a annoncé officiellement lors du conseil général du parti la semaine dernière.

Il pourrait aussi s'inscrire dans un contexte électoral, ce qu'a nié le premier ministre du Québec.

« Hier, j'ai passé la journée au Vermont, il n'y a pas beaucoup de comtés au Vermont. Il n'y en a pas non plus à Bar Harbor dans le Maine. Il n'y en a pas dans l'État de New York. Ça, c'était prévu. Alors, ça, c'est votre interprétation à vous. Nous, comme gouvernement, on s'est fixé un plan et on est en train de le mettre en oeuvre. Et s'il y a beaucoup d'activité, c'est parce que le gouvernement est très actif », a déclaré Jean Charest aux journalistes qui le questionnaient sur la possibilité d'une élection. Il a quand même pris la peine d'ajouter qu'il aura plusieurs annonces à faire cet automne.

En attendant le Plan NordLe premier ministre Jean Charest a tracé les grandes lignes de son plan lors du conseil général du Parti libéral du Québec, le 27 septembre, à Lévis:

Potentiel minier: Exploration et possible exploitation de nouvelles mines de nickel, de platine, de palladium, d'or, de fer, de cuivre, de zinc et de diamant.

Potentiel énergétique: En plus de la poursuite des projets déjà en cours (Péribonka, Eastmain et Eastmain1-A Rupert), mise en chantier du projet hydroélectrique la Romaine et du Petit Mécatina, sur la Basse-Côte-Nord. Le gouvernement entend également explorer de nouvelles possibilités de développement éolien.

Potentiel récréotouristique: Développement d'activités de chasse, de pêche sportive, de randonnée, d'observation de la faune et de croisières, notamment au parc des Pingaluit, aux monts Torngat, à la rivière aux Feuilles, à la rivière George et dans l'archipel de Mongan.

Le territoire concerné englobe tout ce qui se trouve au nord du 49e parallèle, soit le Nunavik et la Baie-James, la région de Schefferville, la partie nord du Saguenay-Lac-St-Jean et une grande partie de la Côte-Nord. Cette superficie représente 70 % de tout le territoire québécois.