Le groupe écologiste Greenpeace a appelé vendredi les grandes entreprises qui utilisent de l'huile de palme dans leur production à s'approvisionner auprès de sources certifiées durables, comme s'apprête à le faire la multinationale Unilever.
Le mouvement écologiste a invité vendredi les multinationales Procter and Gamble et Nestlé à imiter le géant Unilever qui prévoit n'utiliser que de l'huile de palme certifiée de « sources durables » pour lutter contre la déforestation.
Cette décision d'Unilever a pour but de contribuer à faire cesser la destruction anarchique des forêts humides par les producteurs d'huile de palme, notamment en Indonésie, où la situation est particulièrement grave.
Une plantation de palmiers à huile dans un secteur récemment déboisé
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Emmanuelle Grundmann/Humaterra
L'huile de palme entre dans la composition d'une foule de produits alimentaires et domestiques dont la margarine, le rouge à lèvres, les crèmes glacées, les shampooings, les barres chocolatées ou les biocarburants.
Jeudi, le géant anglo-néerlandais de l'alimentation et des cosmétiques Unilever a annoncé qu'il commencera à utiliser de l'huile de palme certifiée dès 2008, selon sa disponibilité. La multinationale projette ensuite de n'utiliser que de l'huile de palme de sources certifiées durables dans l'ensemble de sa production d'ici 2015.
Greenpeace a salué la décision du géant anglo-néerlandais de l'alimentation et des cosmétiques qui « devrait pousser les autorités indonésiennes à prendre des mesures plus agressives afin d'arrêter la déforestation », a déclaré l'organisation écologiste.
Vendredi, Greenpeace a demandé aux multinationales Procter and Gamble et Nestlé, qui utilisent elles aussi de grandes quantités d'huile de palme, d'imiter Unilever en cessant de s'approvisionner auprès de producteurs qui rasent des zones boisées pour y établir leurs palmeraies.
Libération d'énormes quantités de gaz à effet de serre
Palmiers à huile en Indonésie
L'Indonésie est récemment devenue le premier producteur d'huile de palme en importance dans le monde devant la Malaisie. Ces dernières années, le gouvernement indonésien a émis sans compter des autorisations d'exploitation de palmiers à huile sur l'ensemble de son territoire où on déboise d'importantes zones forestières pour établir les cultures.
Or, les forêts humides indonésiennes poussent souvent sur d'immenses tourbières, composées d'une accumulation de matières organiques qui libèrent d'énormes quantités de gaz carbonique dans l'atmosphère lorsqu'on les détruit.