Les coupes dans la forêt boréale pourraient déclencher des émissions massives de gaz à effet de serre.
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© J. Henry Fair / Greenpeace
Selon un nouveau rapport de Greenpeace, l'exploitation de la forêt boréale canadienne est une importante source d'émissions de gaz à effet de serre (GES) et dégrade les écosystèmes.
Selon le groupe environnemental Greenpeace, les coupes dans la forêt boréale pourraient déclencher des émissions massives de gaz à effet de serre.
L'étude a été réalisée par des chercheurs de l'Université de Toronto pour le compte du groupe environnemental. Elle révèle que si la situation se poursuit, un phénomène de libération massive et rapide de GES dans l'atmosphère, communément appelé « bombe de carbone », pourrait être engendré.
Un effet accéléré
La coupe des arbres dans la forêt boréale accélère les changements climatiques en relâchant des tonnes de GES pris dans le sol et la végétation.
C'est pourquoi les chercheurs considèrent qu'il faut non seulement réduire les GES provenant de combustibles fossiles, mais placer de grandes zones de forêt boréale intacte à l'abri de la coupe et d'autres activités industrielles.
Ils ajoutent que ces mesures sont particulièrement importantes dans le cas des forêts du Sud. En effet, ces secteurs sont biologiquement très riches.
Une « bombe de carbone », selon Greenpeace.
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© Greenpeace
Une forêt plus vulnérable
Le rapport de Greenpeace soutient également que la coupe rend la forêt plus vulnérable aux invasions d'insectes et aux feux. Si ces fléaux s'étendent, ils pourraient entraîner un grand bond dans les émissions. C'est pourquoi le rapport parle de la forêt comme d'une « bombe de carbone à retardement ».
De plus, le réchauffement du climat ferait fondre le pergélisol, relâchant du méthane, un GES 21 fois plus puissant que le gaz carbonique. Environ 80 % du dioxyde de carbone est emprisonné dans le sol sous la forme de matières organiques mortes.
En parallèle à ce rapport, Greenpeace presse les gouvernements et les industriels de la forêt d'adopter des mesures pour protéger la forêt boréale. Il leur demande ainsi de préserver sa biodiversité et d'atténuer les changements climatiques.
Un autre son de cloche
Ressources naturelles Canada publiait l'an dernier un rapport qui indique que le plus gros du gaz carbonique emprisonné dans la forêt reste emprisonné dans les arbres après avoir été coupés. Selon l'agence gouvernementale, « brasser le sol peut relâcher du gaz carbonique », mais de façon générale « la gestion de la forêt ne résulte pas en des émissions substantielles ».