Les scientifiques ont réclamé une réduction de 50% des émissions de GES d'ici 2050.
Des scientifiques du monde entier ont exhorté, jeudi, à la conférence de Bali sur les changements climatiques, les pays de la planète à réduire radicalement leurs émissions de gaz à effet de serre.
Plus de 200 scientifiques signent une pétition réclamant une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le monde de 50 % d'ici 2050 afin d'éviter que la planète se réchauffe dangereusement.
En tout, 213 scientifiques ont présenté une pétition demandant une réduction de 50 % des émissions de GES dans le monde d'ici 2050 afin d'éviter que la planète se réchauffe dangereusement.
Selon eux, les pays disposent d'une fenêtre d'une dizaine d'années pour que les émissions mondiales de GES atteignent un sommet et diminuent par la suite pour sauvegarder la planète. Ils réclament donc des actions immédiates et radicales de la part des gouvernements pour diminuer les émissions de GES.
Protéger le triangle du corail
Toujours jeudi, six pays d'Asie du Sud-Est et du Pacifique ont lancé une initiative pour protéger le triangle du corail, qui rassemble la plus importante biodiversité marine de la planète.
L'initiative, soutenue par le World Wildlife Fund (WWF) et l'ONG The Nature Conservancy, prévoit la mise en place de zones marines protégées ainsi que la réduction des dommages causés par l'industrie de la pêche.
Le triangle du corail inclut notamment les Philippines, la côte est de Bornéo et une grande partie de l'Indonésie. Il représente moins de 2 % des océans, mais contient 53 % des récifs coralliens du monde et 76 % des espèces coralliennes connues. Plus de 600 espèces de coraux et plus de 3000 espèces de poissons sont présentes. Les coraux sont très sensibles au réchauffement de la planète.
Plaidoyer pour les emplois verts
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, visitait un site de fabrication d'éthanol au Brésil, le mois dernier.
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AFP/Mauricio Lima
Le défi que représente la lutte contre changements climatiques peut se traduire par la création de millions d'emplois dans les industries liées au secteur environnemental, a affirmé jeudi le chef de la direction du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner.
En marge de la conférence de Bali, M. Steiner a lancé un plaidoyer en faveur d'efforts renouvelés de la part des gouvernements en ce sens.
« De nouvelles recherches révèlent que ces emplois ne sont pas que pour les classes moyennes, ce qu'on appelle les emplois de "col vert", mais aussi pour les travailleurs des secteurs de la construction, de l'agriculture, de la foresterie durable, de l'ingénierie et du transport », indique-t-il.
M. Steiner, qui est aussi sous-secrétaire général de l'ONU, appuie ses dires sur certains chiffres extraits d'un rapport préliminaire intitulé Emplois verts: La transition à la durabilité de l'environnement peut-elle créer de nouveaux types d'emplois, publié par le PNUE, l'Organisation internationale du travail et la Conférence syndicale internationale. Il soutient par exemple:
Les discussions au sujet de la lutte contre les changements climatiques mettent souvent l'accent sur les coûts, indique M. Steiner, mais minimisent les occasions d'emplois.
M. Steiner cite en outre un nouveau rapport de l'Initiative pour la finance durable du PNUE, qui conclut que les investissements dans le secteur des énergies renouvelables ont atteint 100 milliards de dollars et représentent 18 % des nouveaux investissements dans le secteur de l'énergie.