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Visages du Nord![]() Chroniques web
11AVR
L'école en français pour la minorité minoritaireIqaluit a beau être la plus petite capitale canadienne, elle n'est pas dépourvue de services pour autant. Parlez-en aux quelques centaines de francophones qui, bien qu'ils soient en situation de minorité minoritaire, ont réussi à développer des services en français. J'ai rencontré Réjane Vaillancourt, directrice générale de la Commission scolaire francophone du Nunavut, et Margot Simonot, directrice de l'École des Trois-Soleils, la seule école francophone du Nunavut. Dans l'extrait vidéo ci-dessous, elles expliquent notamment qu'il y a 20 ans, les francophones n'avaient que 20 minutes de cours en français par jour, et qu'aujourd'hui, ils ont leur propre école avec plus d'une cinquantaine d'élèves. Inspiré du programme de l'Alberta, le curriculum scolaire est adapté à la réalité du nord. Il est riche en activités culturelles et inclut beaucoup de plein air, mais il n'a rien à envier aux programmes du sud du pays. Mme Vaillancourt explique qu'après leur curriculum scolaire en français à Iqaluit, les élèves réussissent aussi bien à s'intégrer aux programmes collégiaux et universitaires que ceux qui ont fait leur scolarité ailleurs au Canada. De leur côté, les jeunes Inuits suivent leurs trois premières années de cours en Inuktitut. Ensuite, l'enseignement se fait en anglais et en Inuktitut, un peu comme les élèves dans les programmes d'immersion linguistique. « Il était un petit navire », version Inuktitut Par ailleurs, Mme Simonot raconte qu'après le passage du capitaine Bernier dans le Nord, les Inuits chantent maintenant « il était un petit navire » en Inuktitut, comme quoi l'influence francophone dans le Grand Nord ne date pas d'hier! Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a fait plusieurs expéditions dans l'Arctique au début du 20e siècle. Il est l'un des explorateurs canadiens les plus connus.
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10AVR
Concours de construction d'igloo sur fond de crise du logementUne centaine de personnes étaient regroupées autour des participants au concours de construction d’igloo. Sous un soleil de plomb, ils ont érigé en moins de deux heures leurs gros blocs de neige taillés dans le sol. Une activité qui a attiré plus d’une centaine de curieux, en grande majorité des Blancs.
Mais pendant qu’on s’amuse à faire des igloos dans le cadre du festival, plusieurs habitants d’Iqaluit cherchent un toit. Dans la capitale du Nunavut, 300 familles attendent un logement. La quasi-totalité sont Inuits ; très peu de Blancs du sud du pays s’installent à Iqaluit sans travail ou sans les moyens de subvenir à leur besoin. Il n’est donc pas rare que six à huit personnes habitent dans un petit logement de deux chambres. À Iqaluit, une maison de trois chambres coûte entre 350 000 et 500 000 dollars. La majorité des habitants sont locataires, soit parce qu’ils travaillent pour le gouvernement et que la location est plus simple, soit parce qu’ils n’ont tout simplement pas les moyens. La location coûte aussi très cher. Plus de 1000 dollars pour un appartement avec une chambre, et le prix peut facilement atteindre quelques milliers de dollars par mois selon la grandeur, l’emplacement et la qualité du logement. La Iqaluit Housing Authority veille à fournir un logement à la population locale dans le besoin. Elle loue présentement quelque 380 logements - entre 60 et 880 dollars par mois - à des résidents à faible revenu. Malgré cette initiative, le problème de logement est croissant dans la capitale du Nunavut. « Depuis que je suis arrivé à Iqaluit il y a cinq ans, la liste n’a cessé de s’allonger », explique la directrice générale de la Iqaluit Housing Authority, Deenah O. Kelly. À la fois parce que la population augmente et aussi parce que certains logements ne sont plus habitables. « Le logement est à la base de plusieurs problèmes. Et ne pas avoir de maison ici, en janvier, quand il fait -50 ou -60 degrés, ça peut être mortel », explique-t-elle avant d'ajouter « Et c’est déjà arrivé ». « Lorsque je suis arrivé à Iqaluit, j’ai habité dans une tente pendant tout l’été avant de trouver un endroit pour dormir », m’a expliqué une jeune Inuite, à micro fermé. « J’ai aussi entendu des histoires de personnes qui dorment dans leur voiture », explique Mme Kelly. Utiliser les ressources du Nord Pour favoriser le travail de la population locale et maximiser les ressources disponibles dans le Nord, six Inuits sont intégrés aux équipes de charpentiers venus du Sud pour construire les logements. Au cours des deux dernières années, une soixantaine de logements ont été construits et une trentaine d’autres sont attendus l’an prochain. « On essaie de construire le plus rapidement possible, mais comme partout, c’est une question d’argent », explique Mme Kelly. Et ironiquement, les terrains pour construire se font rares dans la capitale du plus vaste territoire canadien. « Nous avons un grand territoire, mais peu d’espace où l’on peut construire. C'est montagneux, il y a des parcs à protéger et il faut considérer la neige qui s'accumule dans certains secteurs. Et si on construit trop loin du centre, les déplacements deviennent plus compliqués puisque ces personnes n'ont souvent pas de voiture », conclut Mme Kelly. Vendredi, j'ai abordé la question du logement lors de mon entretien avec Jean-Pierre Girard à la radio du Saguenay. 9AVR
Les chiens de traîneau : une affaire de BlancsLes courses de chiens de traîneau auront lieu dimanche. Une compétition d'Inuits? Pas du tout. À Iqaluit, ce sont les Blancs qui ont des chiens. J'ai rencontré Louis-Philippe Pothier, guide en tourisme d'aventure au Nunavut. Sur la baie de Frobisher, il m'a notamment expliqué comment on entraîne les chiens et qui s'intéresse à ce moyen de transport traditionnel des Inuits devenu tantôt une activité de plein air, tantôt un gagne-pain... du moins à Iqaluit! Son attelage est formé de chiens esquimaux canadiens (ou chiens inuits canadiens). L'entrevue avec Louis-Philippe Pothier 9AVR
L'Association des francophones du NunavutQui sont les francophones qui s'installent à Iqaluit et quel est le rôle de l'Association des francophones du Nunavut? J'en ai discuté avec le nouveau directeur général de l’organisme, Réjean Côté. Il explique notamment que la communauté anglophone et inuite se mêle aux activités de l'association, ce que j'ai pu constater dès que j'ai mis les pieds au Franco-Centre : les trois premières personnes à qui j'ai parlé m'ont abordé en anglais, incluant une employée! En entrant dans le Franco-centre, plusieurs anglophones participent aux activités de l'Association. L'entrevue avec Réjean Côté Financée par le gouvernement fédéral en quasi-totalité, l'Association des francophones du Nunavut fait partie de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. Cette dernière représente les communautés minoritaires de langue française du pays. À la recherche des Inuits d’Iqaluit! Je profite d'un billet sur les francophones pour vous indiquer que je tente de communiquer avec des Inuits afin de vous donner le point de vue de la communauté locale, ce qui s'avère très difficile. J'ai pu parler en anglais avec certains d'entre eux, mais je n'ai malheureusement pas d'extrait à vous présenter pour le moment. En espérant que ça change! 9AVR
Le défi alimentaire des femmes enceintesJeudi soir, je suis allé voir la compétition Fear Factor, un jeu basé sur la peur et le dégoût des candidats, qui doivent manger des vers, chercher une clé dans un bassin de boue et autres défis du genre. Le Fear Factor est une activité à laquelle participent surtout les adolescents, mais qui attire des personnes de tout âge. Il devait y avoir près de 300 personnes dans l’aréna où se tenait la compétition; presque autant que lors de la cérémonie d’ouverture, la veille.
Rien à voir avec le titre? Vous avez raison. C'est que pendant la compétition, j'ai rencontré Vesselina Petkova, la coordonnatrice d’un programme de nutrition prénatale au Nunavut. Et que je voulais tout de même vous glisser un mot sur un concours très populaire pendant le Toonik Tyme. Voilà tout. Alors pendant que les ados mangeaient des vers et autres trucs dégueulasses, j'ai discuté malbouffe, allaitement et vitamine D dans un contexte de pauvreté, de clivage linguistique et d'éloignement géographique avec quelqu'un qui connaît très bien le sujet (et qui parle très bien français!). D'ailleurs, elle répond indirectement à une question posée deux fois dans les commentaires : quel est le prix du Pepsi/Coca Cola? Réponse : plus cher que le lait! Le prix du lait? 14,19 $ pour 4 litres en sac. L'entrevue avec Vessélina Petkova
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