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Visages du Nord![]() Chroniques web
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AVR
L'école en français pour la minorité minoritaire Iqaluit a beau être la plus petite capitale canadienne, elle n'est pas dépourvue de services pour autant. Parlez-en aux quelques centaines de francophones qui, bien qu'ils soient en situation de minorité minoritaire, ont réussi à développer des services en français. J'ai rencontré Réjane Vaillancourt, directrice générale de la Commission scolaire francophone du Nunavut, et Margot Simonot, directrice de l'École des Trois-Soleils, la seule école francophone du Nunavut. Dans l'extrait vidéo ci-dessous, elles expliquent notamment qu'il y a 20 ans, les francophones n'avaient que 20 minutes de cours en français par jour, et qu'aujourd'hui, ils ont leur propre école avec plus d'une cinquantaine d'élèves. Inspiré du programme de l'Alberta, le curriculum scolaire est adapté à la réalité du nord. Il est riche en activités culturelles et inclut beaucoup de plein air, mais il n'a rien à envier aux programmes du sud du pays. Mme Vaillancourt explique qu'après leur curriculum scolaire en français à Iqaluit, les élèves réussissent aussi bien à s'intégrer aux programmes collégiaux et universitaires que ceux qui ont fait leur scolarité ailleurs au Canada. De leur côté, les jeunes Inuits suivent leurs trois premières années de cours en Inuktitut. Ensuite, l'enseignement se fait en anglais et en Inuktitut, un peu comme les élèves dans les programmes d'immersion linguistique. « Il était un petit navire », version Inuktitut Par ailleurs, Mme Simonot raconte qu'après le passage du capitaine Bernier dans le Nord, les Inuits chantent maintenant « il était un petit navire » en Inuktitut, comme quoi l'influence francophone dans le Grand Nord ne date pas d'hier! Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a fait plusieurs expéditions dans l'Arctique au début du 20e siècle. Il est l'un des explorateurs canadiens les plus connus.
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