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Mise à jour le jeudi 29 mars 2007 à 7 h 34
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Entrevue - Bernard Landry

La souveraineté, ce n'est pas « ringard »

L'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry attribue partiellement l'échec électoral du Parti québécois à l'incapacité de son chef, André Boisclair, à établir un lien avec la population.

Bernard Landry

Dans une entrevue exclusive à Radio France internationale qui sera diffusée samedi à 6 heures du matin, heure avancée de l'Est, Bernard Landry affirme que l'idée de la souveraineté n'est pas un concept « ringard » et que le Québec sera un jour un pays indépendant.

Quelle nation trouverait ringard d'avoir sa liberté? — Bernard Landry

Comme bien des péquistes cette semaine, Bernard Landry appelle ses compagnons de lutte à une réflexion profonde, y compris sur le leadership d'André Boisclair.

Ébranlé par les commentaires de la presse européenne, qui évoquent un peu vite l'enterrement de l'idée de souveraineté, Bernard Landry affirme au contraire que si certains souverainistes ne s'étaient pas éparpillés à Québec solidaire et au Parti vert, les choses seraient très différentes.

Bernard Landry soutient également que l'Action démocratique abrite une bonne proportion de partisans de la souveraineté.

Il y a beaucoup de souverainistes à l'ADQ. Des souverainistes et des indépendantistes avoués — Bernard Landry

Ce qui permet à l'ancien premier ministre de prédire: « Il y aura un jour un nouveau référendum, parce que c'est la seule voie d'accéder à l'indépendance, et un jour le Québec sera indépendant. »

Il juge qu'il y a entre 45 % et environ 50 % de souverainistes dans la population québécoise.

Bernard Landry a indiqué que d'ici une semaine, il ferait une intervention officielle afin de se prononcer en profondeur sur la situation actuelle et l'avenir du mouvement souverainiste.

Leadership contesté

À l'instar de Bernard Landry, certains souverainistes imputent la défaite électorale à leur chef, André Boisclair.

Pour l'ancien ministre péquiste Paul Bégin, le Parti québécois ne fera pas la souveraineté avec André Boisclair. Selon lui, le chef péquiste ne valorise pas assez l'identité québécoise. Il va même jusqu'à comparer son nationalisme à celui de l'ancien premier ministre fédéral Pierre-Elliott Trudeau.

Quant à Richard Legendre, ancien candidat à la direction du PQ, emporté par la vague adéquiste, il s'interroge sur la cause de cet échec, à savoir la promesse référendaire ou le leadership d'André Boisclair.

Pour sa part, Pierre Curzi, ancien président de l'union des artistes élu lundi dans Borduas, pense qu'il faut avoir l'audace de poser des questions sur la souveraineté, mais pas sur le chef.


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