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Mise à jour le mercredi 28 mars 2007 à 15 h 30
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Parti libéral du Québec

Conseil des ministres teinté d'amertume

C'est lentement le retour à la normale dans la vie politique, à Québec, mais avec une donne très différente qui influencera certainement les activités dans les jours, les semaines et les mois à venir.

C'est en effet comme chef d'un nouveau gouvernement minoritaire que Jean Charest a rencontré son conseil des ministres mercredi, dans un certain climat de tristesse et d'amertume, pour ceux qui partiront.

Au sein de ce conseil, il aura en effet au moins quatre ministres à remplacer, qui n'ont pas été réélus le 26 mars, outre le ministre des Finances, Michel Audet, qui n'était pas candidat. Françoise Gauthier (Tourisme), Michel Després (Transports), Pierre Corbeil (Ressources naturelles) et Carole Théberge (Famille) ont perdu leur siège de député lundi soir.

Carole Théberge, ministre de la Famille mais non réélue

Cette amertume était palpable dans les brefs propos de Carole Théberge, ministre de la Famille et candidate défaite lors des élections générales.

Je suis très fière du travail que j'ai fait dans Lévis. Les gens de Lévis vont s'ennuyer de moi et de mon équipe — Carole Théberge

De son côté, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, a déclaré sortir la tête haute:

J'aurais aimé continuer, mais la population en a décidé autrement — Pierre Corbeil

Le premier ministre entend former un nouveau conseil des ministres dans les prochains jours. D'ici là, c'est l'ancien gouvernement qui continue de voir à la gestion des affaires de l'État.

Entière responsabilité

Jean Charest, premier ministre du Québec

Jean Charest

Mardi, moins de 24 heures après son élection à la tête du premier gouvernement minoritaire depuis près de 130 ans au Québec, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a accepté l'entière responsabilité du résultat du scrutin.

« Le premier responsable, c'est moi. Je le reconnais spontanément et j'accepte cette responsabilité. Ensemble, nous allons travailler à faire un constat et à tirer les conclusions qui s'imposent », a déclaré M. Charest.

Aux journalistes qui lui demandaient si son leadership au sein du Parti libéral était remis en question, Jean Charest a répondu qu'il était en confiance et toujours près de ses militants. « Je me sens chez moi dans mon équipe », a-t-il dit.

M. Charest a reconnu que la population lui avait envoyé un message fort et lui avait demandé de revoir certaines priorités. Il a aussi dit qu'il faudrait que son gouvernement aille davantage vers certaines régions. Il a répété qu'il était prêt à relever le défi lancé par la population.

Le premier ministre a admis que son gouvernement aurait pu faire un meilleur travail au début de son mandat. Il a dit avoir fait la meilleure campagne possible et a continué à défendre le bilan de ce premier mandat.

Fonctionner en minorité

Pour le moment, M. Charest veut tenter de faire fonctionner ce gouvernement minoritaire, et estime qu'il ne serait pas souhaitable, ni logique, de tenir de nouvelles élections dans quelques mois.

Le premier ministre Charest prévoit rencontrer le nouveau chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, et le chef du Parti québécois, André Boisclair, dans les prochains jours. Il a fait appel, mardi, à la maturité, ainsi qu'au sens du devoir et des responsabilités des autres partis pour faire fonctionner la nouvelle Assemblée nationale.

M. Charest prévoit un rappel de l'Assemblée au début de mai, pour le discours inaugural. Un débat devrait avoir lieu sur le budget déposé le 20 février dernier. Jean Charest a admis que des discussions étaient également à prévoir au sujet des baisses d'impôt financées par les transferts fédéraux pour régler le déséquilibre fiscal.


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