Audio et Vidéo
|
Mise à jour le mardi 20 mars 2007 à 16 h 33
ADQ Un cadre financier « prudent »Plus d'info
Audio et Vidéo Assemblée nationale
Rien n'est décidé Parti libéral du Québec
Conseil des ministres teinté d'amertume Entrevue - Bernard Landry
La souveraineté, ce n'est pas « ringard » Logement social
Québec n'a plus d'excuses, selon le FRAPRU
L'Action démocratique du Québec (ADQ) a fait connaître mardi son cadre financier chiffré à 1,7 milliard de dollars. Ce faisant, le parti de Mario Dumont dit jouer la prudence. Lors d'un point de presse, Gilles Taillon, candidat dans Chauveau, a présenté les chiffres très attendus de sa formation. Il a expliqué d'emblée que l'exercice était assez différent de ceux du Parti libéral du Québec (PLQ) et du Parti québécois (PQ), en ce sens que les engagements de l'ADQ sont assortis des moyens de les réaliser. Les revenus M. Taillon a indiqué que parmi les mesures importantes prévues par son parti figure la réduction de 1 % des dépenses du gouvernement, afin de faire des économies de 560 millions de dollars. Un gouvernement adéquiste procéderait par attrition afin de dégraisser le personnel de la fonction publique, sans, a-t-il précisé, nuire à la qualité des services. Gilles Taillon a avancé le chiffre de 20 % pour évaluer le nombre de départs à la retraite dans les services gouvernementaux. M. Taillon estime être en mesure d'atteindre cet objectif en procédant à « une revue des programmes », dans les 100 premiers jours suivant l'arrivée au pouvoir d'un éventuel gouvernement adéquiste. L'ADQ entend aussi réduire de 300 millions les subventions aux entreprises, sans toucher aux aides destinées à la recherche et au développement. La marge de manoeuvre du parti est bien entendue basée, en grande partie, sur le dernier budget fédéral dont les transferts attendus sont estimés à 500 millions. De plus, la réintégration en emploi de quelque 25 000 assistés sociaux devrait permettre de dégager une somme de 175 millions. M. Dumont croit réaliste un tel objectif de réinsertion en emploi, arguant qu'il existe une pénurie de main-d'oeuvre dans plusieurs secteurs. La réduction du service de la dette et la restructuration de l'école primaire et secondaire sont d'autres moyens retenus par l'ADQ pour établir son cadre financier. Les dépenses Celui-ci contient par ailleurs certaines annonces faites par M. Dumont durant la campagne, dont les mesures à la famille qui se chiffrent à 875 millions. Le tout serait réparti entre l'allocation de 100 $ par enfant qui ne fréquente pas les services de garde subventionnés, l'allocation de 5000 $ à partir d'un troisième enfant et d'autres mesures.
Les crédits fiscaux aux entreprises évalués à 150 millions et la mise en place de cliniques privées et de coopératives de santé, qui nécessiterait 145 millions, sont aussi énumérés. Les autres dépenses importantes sont : 160 millions en éducation primaire et secondaire et 150 millions pour des crédits fiscaux à l'investissement pour les entreprises, une mesure qui n'a pas encore été annoncée. M. Dumont met aussi de côté 138 millions pour le transfert des redevances tirées de l'exploitation des ressources naturelles aux régions. Par ailleurs, 75 % des ressources consacrées au Fonds des générations mis en place par le gouvernement libéral, soit une somme de 375 millions en 2008, seront affectées directement au remboursement de la dette. Les excédents de 379 millions qui se dégageraient d'un budget adéquiste serviraient notamment à financer le recrutement de personnel de santé, l'enseignement supérieur, les infrastructures, la lutte contre les changements climatiques et le développement du marché du travail.
« Nous avons le chef le plus prudent et le chef le plus gratteux », a affirmé Gilles Taillon, comme pour résumer le cadre financier de son parti. Histoire de devancer les critiques de ses adversaires, il s'est targué d'avoir le seul cadre qui se décline en deux colonnes, une pour les revenus et une autre pour les dépenses. « Notre cadre est crédible », a-t-il dit, tout en critiquant ceux du PLQ et du PQ. Pour sa part, Mario Dumont a déclaré que « le but, c'est de démontrer qu'on tiendra parole. » Il a ajouté que l'ADQ est le parti de la famille et qu'il honorera, au 1er janvier 2008, ses engagements. M. Dumont a aussi minimisé la dernière promesse de Jean Charest de réduire les impôts, mettant cet ultime engagement sur le compte du « traumatisme de Verchères », en référence au passage du chef libéral dans cette circonscription où il a été sérieusement pris à partie par un travailleur. Il avoue qu'il aurait aimé pouvoir baisser les impôts, mais a jugé qu'il n'en a pas les moyens. « On souhaiterait tous baisser les impôts. Il y a un réalisme qu'il faut avoir. Les finances du Québec sont dans un état qui est vraiment lamentable. Il faut partir de la réalité des finances publiques d'aujourd'hui », a-t-il conclu. À titre de comparaison, rappelons que le Parti québécois évalue ses promesses à 3,5 milliards et le Parti libéral à 4,5 milliards.
Enjeux régionauxPour tout savoir sur les grands dossiers qui dominent la campagne électorale dans les régions |
|