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Mise à jour le jeudi 15 mars 2007 à 22 h 30
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« Est-ce qu'on peut et veut préserver le système de santé universel et gratuit? Si oui, comment? ». C'est à cette la question que sont invités de répondre les cinq représentants.
Jean Nobert de l'ADQ estime que son parti veut sécuriser l'accès aux soins, et énumère les priorités de son parti dans ce domaine, comme l'instauration d'un système de santé mixte et la mise en place de coopératives de santé et de cliniques privées sans rendez-vous. Le parti tient également à garantir des soins dans des délais médicalement acceptables. Si cela s'avère impossible, l'ADQ s'engagerait à faire traiter les patients aux frais de l'État dans l'établissement de leur choix. La péquiste Diane Lemieux ne tarde pas à remettre en cause les cliniques privées, estimant que les citoyens n'ont pas tous les moyens de se faire soigner chez le privé. « Le vrai progrès, dit-elle, c'est de donner [des services de santé] en fonction de l'état de santé et non pas du portefeuille ». Pour Mme Lemieux, il faudrait créer plus de groupes de médecine familiale et de services à domicile pour désengorger les urgences. Pour sa part, Arthur Sandborn de Québec solidaire pense qu'il faudrait surtout diminuer les coûts des médicaments, en créant Pharma-Québec. Cette entité gouvernementale devrait, selon lui, contribuer à faire baisser de 30 % les coûts. L'argent ainsi économisé serait investi dans le système de santé. Scott McKay, du Parti vert, croit qu'il faudrait plutôt réduire la consommation de médicaments. « On parle juste du curatif », dit-il, suggérant de s'intéresser davantage à la prévention. La libérale Line Beauchamp estime que les Québécois ont des raisons d'espérer que les efforts de son gouvernement en matière de santé se poursuivent. Elle parle de l'intention du PLQ de recruter 1500 médecins et 2000 infirmières supplémentaires, et reproche à l'ancien gouvernement péquiste d'avoir mis à la retraire des professionnels de la santé. Mme Beauchamp dit que son parti s'engage à offrir l'accès aux chirurgies dans moins de six mois d'attente, faute de quoi le gouvernement paierait les frais de soins chez le privé. Jean Nobert, de l'ADQ, explicite le projet de son parti, en indiquant qu'il ne s'agit pas de vider les établissements publics de leur personnel, mais de permettre, par exemple, aux médecins qui veulent exercer plus de le faire dans le privé, tout en gardant le même niveau de prestation dans le public. M. Nobert rappelle qu'en 2003, Jean Charest avait demandé aux Québécois de le juger sur ses réalisations dans le domaine de la santé. « Jugez-le sévèrement », clame-t-il. Enjeux régionauxPour tout savoir sur les grands dossiers qui dominent la campagne électorale dans les régions |
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