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Mise à jour le mercredi 14 mars 2007 à 16 h 07
Viaduc de la Concorde Mario Dumont en remetPlus d'info
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En point de presse mercredi matin, le chef de l'ADQ, Mario Dumont, est revenu longuement sur les documents du ministère des Transports à propos de l'état du viaduc de la Concorde qu'il avait présentés au débat des chefs, mardi soir. Lors de la confrontation médiatique, il a brandi des notes de service du ministère des Transports qui alertaient, selon lui, sur l'urgence d'intervenir pour prévenir l'effondrement du viaduc de la Concorde à Laval. Il a accusé le gouvernement de n'avoir rien fait, même s'il était conscient du problème. M. Dumont a d'abord affirmé avoir reçu les documents mardi à midi. Il a aussi indiqué que personne d'autre à l'ADQ ne savait qu'il était en possession de tels documents. M. Dumont a ensuite répété ses accusations de la veille. Selon lui, le gouvernement de Jean Charest était bel et bien au courant de l'existence de ces notes et a délibérément caché l'information aux Québécois.
Le chef adéquiste reproche aussi au ministre des Transports, Michel Després, d'avoir induit la population en erreur en affirmant au lendemain de la tragédie qu'il n'y avait aucun indice qui pouvait laisser présager que le viaduc allait s'effondrer, et que si cela avait été le cas, le viaduc aurait été fermé immédiatement. Selon lui, tous les indices étaient là, dans les documents présentés mardi soir, pour faire prendre conscience qu'il y avait un problème. M. Dumont demande donc la démission du ministre des Transports sortant « pour mettre fin à cette culture du camouflage. » Le président de la commission d'enquête blâmé Mario Dumont a aussi dénoncé l'initiative de la commission d'enquête sur l'effondrement du viaduc de publier un communiqué peu après le débat des chefs réclamant que tous les documents pertinents lui soient remis. M. Dumont a surtout remis en cause l'impartialité du président de la commission, Pierre Marc Johnson. Le chef adéquiste estime que le communiqué de la commission est un geste à peine voilé pour venir en aide à un gouvernement pris dans un « profond malaise », et pour protéger un « premier ministre mal pris. » Pour Mario Dumont, ce serait une première pour un président d'une commission d'enquête en cours de s'ingérer de la sorte en pleine campagne électorale. Il demande donc à M. Johnson de se concentrer sur son travail « et de ne plus poser de gestes qui pourraient être interprétés par la population comme protégeant un peu le gouvernement ». Mario Dumont s'est aussi interrogé sur le fait que le dépôt du rapport de la commission Johnson, qui était prévu pour le 31 mars prochain, a été reporté au 15 octobre, ajournant aussi le début des audiences. « Ça tombe bien pour le gouvernement », a commenté M. Dumont en laissant entendre que le gouvernement sortant ne voulait pas être pris avec une telle bombe en pleine campagne électorale. Enjeux régionauxPour tout savoir sur les grands dossiers qui dominent la campagne électorale dans les régions |
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