En entrevue au Réseau de l'information, le président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, Michel Gagnon, a défendu le chef libéral sur les documents présentés par Mario Dumont lors du débat des chefs.
Le président des ingénieurs du gouvernement du Québec affirme que M. Charest dit la vérité lorsqu'il prétend ne pas avoir eu connaissance des documents présentés par Mario Dumont.
Michel Gagnon, président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec
Selon lui, M. Charest dit la vérité lorsqu'il prétend ne pas avoir eu connaissance des documents avant que le chef adéquiste ne les présente au débat. Il ajoute que ce genre de documents internes n'aboutissent jamais au bureau du premier ministre ni même sur celui du ministre concerné, en l'occurrence Michel Després.
À l'instar de la sous-ministre du ministère des Transports, Anne Marie-Leclerc, il a aussi rappelé que dans la première note présentée par M. Dumont, celle de juin 2004, il est écrit qu'il n'est pas urgent d'intervenir. Il mentionne également que les problèmes au niveau des assises soulevées dans le document ne sont pas en cause dans l'effondrement du viaduc. Même chose pour les problèmes soulevés au niveau des fissurations dans les culées, comme l'a aussi confirmé la sous-ministre Leclerc mercredi matin.
Il indique également que la note subséquente, celle de mars 2005, ne mentionnait pas non plus la nécessité de travaux urgents.
M. Gagnon indique ensuite que, selon les ingénieurs du gouvernement, l'effondrement du viaduc a été causé par un problème d'armature placé au mauvais endroit et que ce genre de problème ne donne aucun signe d'avertissement.