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Mise à jour le mardi 13 mars 2007 à 22 h 34
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Avenir politique du Québec

Trois visions irréconciliables

« S'affirmer sans se séparer », c'est ainsi que Mario Dumont a résumé la politique autonomiste de son parti, qui préconise une Constitution québécoise et davantage d'autonomie pour les régions.

André Boisclair, Jean Charest et Mario Dumont

Photo: La Presse Canadienne /photomontage

Pour sa part, André Boisclair dit que la position de son parti est claire: organiser un référendum pour se donner un pays qui profitera pleinement de ses ressources et qui aura une place sur la scène internationale.

Jean Charest défend, lui, l'option fédéraliste, estimant que jamais le Québec ne s'est aussi bien porté au sein du Canada. Il cite les « acquis » de son gouvernement arrachés à Ottawa, comme les congés parentaux, la reconnaissance du Québec comme nation, la place accordée au Québec au sein de l'UNESCO, etc.

Mario Dumont reproche notamment à son rival péquiste de ne pas avoir de solution de rechange, advenant l'impossibilité de tenir un référendum.

André Boisclair réplique pour dire que les Québécois ont le goût d'être à l'ONU, à l'OMC, et de ne plus dépendre des transferts fédéraux. Dans son projet souverainiste, il compte notamment « mettre les régions dans le coup ».

Il s'en est pris ensuite à l'autonomie prônée par l'ADQ, et demande à M. Dumont de dire quels pouvoirs veut-il récupérer d'Ottawa.

Jean Charest s'en prend à son tour à André Boisclair dont « le programme est le plus radical qu'ait présenté le PQ ». Il affirme qu'il n'y aura pas de négociations constitutionnelles, à moins que le statu quo ne soit plus acceptable.

Il rappelle encore les réalisations fédéralistes de son gouvernement, en mettant en avant les 14 milliards de dollars que totalisent les ententes conclues avec Ottawa.« Nous avons fait évoluer les intérêts des Québécois, y compris sur l'environnement », lance M. Charest.

S'adressant à Mario Dumont, M. Charest affirme être incapable de suivre la démarche de l'ADQ. « Soit on est fédéraliste, soit on est souverainiste », dit-il, avant de vilipender encore le chef adéquiste qu'il accuse d'avoir été « pitoyable » à Toronto où « [il] est allé dire au Canada anglais que le Québec ne vous dérangera pas. »

À Jean Charest qui l'accuse de vouloir abolir le Conseil de la fédération, Mario Dumont réplique avec ironie réduisant ce conseil à un moyen pour le chef libéral de se promener à travers le Canada. « Le 26 mars, on saura combien de gens s'intéressent à l'autonomie », ajoute M. Dumont.

Ensuite, il bat en brèche le programme libéral. « Vous n'allez nulle part. C'est sans précédent qu'un chef de gouvernement se présente avec un programme aussi vide », dit-il.

Mario Dumont soupçonne Jean Charest de garder des attaches avec la politique fédérale et de n'avoir jamais fermé la porte quant à un éventuel retour sur la scène canadienne. « Vous êtes plus populaire à Winnipeg qu'à Montmagny », a-t-il déclaré à l'endroit de Jean Charest.

La question de la partition hypothétique du Québec, soulevée lors de la campagne électorale par le chef libéral, n'a pas été évoquée lors de ce débat.


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