Photo : PC/Paul Chiasson
Sur les questions touchant les familles et l'éducation, Mario Dumont a rappelé que la famille comptait parmi ses priorités, rappelant ses mesures phares, comme le bébé bonus, ramener les bulletins chiffrés, revoir la réforme scolaire, mettre de l'argent dans les écoles plutôt que dans les structures.
Les chefs échangent des critiques sur leurs programmes en matière d'éducation et d'aide aux familles.
André Boisclair, lui, dit vouloir investir dans les compétences, réduire la taille des classes, avoir plus d'activités parascolaires et des mesures pour les familles. Il rappelle la promesse de conserver le gel des frais de scolarité et de maintenir à 7 $ les places en garderies, de créer 20 000 places neuves et d'avoir un programme d'accès à la propriété pour les jeunes familles.
Jean Charest, lui, mesure les progrès effectués, évoque ses programmes d'aide aux enfants, de congés parentaux, avec, dit-il, comme conséquence, la hausse de la natalité.
Puis ont recommencé les hostilités: Mario Dumont accuse André Boisclair de laisser tomber la moitié des familles, celles qui ne veulent pas avoir recours aux garderies subventionnées. Ce à quoi le chef péquiste a répliqué que l'ADQ n'a aucun cadre financier et qu'il peut dire n'importe quoi. Le chef péquiste a aussi attaqué Mario Dumont sur le projet d'abolition des commissions scolaires, un projet que les villes dénoncent, dit-il.
Mario Dumont juge au contraire que l'ADQ fait les bons choix :
Sur la réforme, Boisclair lui reproche d'avoir changé d'idée au fil des ans, mais Mario Dumont parle avec force d'une réforme catastrophique.
À Jean Charest, André Boisclair demande de s'engager à ne pas augmenter les tarifs des services de garde, à quoi celui-ci réplique qu'« une hausse n'était pas dans les plans, mais plutôt le projet de créer 20 000 nouvelles places ».
« Manque de courage », a répliqué André Boisclair.
Le chef libéral a de son côté attaqué André Boisclair sur la question des droits de scolarité, jugeant que le chef péquiste a fait la démonstration de la raison pour laquelle on ne peut « faire confiance au PQ ».