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Nouvelle du 1er avril 2003
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Mise à jour le mardi 13 mars 2007 à 11 h 21
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Le moment probablement le plus attendu de la campagne électorale est arrivé: le débat des chefs aura lieu mardi soir. L'exercice se tiendra à 20 h au restaurant Le Parlementaire, au Parlement de Québec. C'est le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, qui prendra la parole en premier, suivi du chef du Parti québécois, André Boisclair, et du chef du Parti libéral, Jean Charest. Le débat portera sur cinq thèmes: la santé, l'environnement, l'économie, l'éducation et l'avenir politique du Québec. Les chefs s'exprimeront à tour de rôle, puis s'affronteront dans trois face-à-face. Jean Charest sera ensuite le premier à prononcer son discours de clôture, Mario Dumont le suivra et André Boisclair conclura le débat. Rappelons que c'est le journaliste Jacques Moisan qui animera le débat.
Les trois chefs passeront la journée à se préparer pour l'exercice. Avec les sondages qui indiquent une course serrée, la pression sera forte sur les trois chefs. Le chef libéral, Jean Charest, s'attend à être la principale cible de ses adversaires. « Il n'y a aucun doute que je serai la cible. Je veux que les Québécois, après le débat, aient une bonne idée de ce qu'on leur offre comme choix le 26 mars et les différences entre les partis. Je pense que si on en ressort avec ça, les gagnants seront les citoyens du Québec. » André Boisclair, qui en sera à son premier débat, dit être confiant et bien préparé pour l'exercice. « Je suis un gars qui aime aller dans le détail de ses dossiers. Je me remets en tête certains chiffres et certaines réalités et je prépare quelques éléments de mise en vente de notre programme. Ce sera pour moi l'occasion de parler de notre plateforme électorale. Les lignes d'attaque, vous les connaissez bien, vous les voyez depuis plusieurs semaines », a-t-il dit lundi à Maisonneuve en direct. Mario Dumont, dont le parti est en hausse dans les sondages, s'attend lui aussi à être la cible de ses adversaires, notamment sur son cadre financier. Le chef adéquiste en sera à son troisième débat et il affirme qu'il sera mieux préparé qu'en 2003. Éviter les surprises embarrassantes Pour ne pas être surpris au dernier moment par une déclaration embarrassante par un de ses candidats, le chef déquiste leur a demandé de faire preuve de retenue avant le débat. Selon Le Soleil, M. Dumont a ordonné à ses candidats de rapporter à l'organisation centrale, à Montréal, toute demande d'entrevue. Le chef adéquiste voudrait ainsi éviter de se retrouver avec une déclaration imprévue juste avant le débat, comme cela était arrivé en 2003. Le chef libéral Jean Charest avait alors rapporté des propos de Jacques Parizeau, qui réaffirmait que la défaite du référendum de 1995 était attribuable à l'argent et au vote ethnique et qu'il n'avait aucun remords de l'avoir dit la soirée du référendum. Le chef péquiste Bernard Landry n'était pas au courant des déclarations de M. Parizeau et avait été déstabilisé. M. Parizeau avait par la suite affirmé qu'il avait été cité hors-contexte et que ses explications avaient été exclues de la dépêche lue par M. Charest au débat. De son côté, l'ex-chef du Parti québécois Lucien Bouchard a refusé de commenter la campagne. « Je ne veux absolument pas que ce soir, dans le débat, il y ait quelqu'un qui dise "ah! Bouchard a dit telle chose et puis là..." Non. Vous comprenez mon souci », a-t-il dit après une allocution devant le Forum coopératif 2007 mardi.
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