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Mise à jour le lundi 12 mars 2007 à 10 h 09
Tout le monde en parle Mario Dumont se prête au jeuAssemblée nationale
Rien n'est décidé Parti libéral du Québec
Conseil des ministres teinté d'amertume Entrevue - Bernard Landry
La souveraineté, ce n'est pas « ringard » Logement social
Québec n'a plus d'excuses, selon le FRAPRU
Mario Dumont s'est prêté au jeu des questions à l'émission Tout le monde en parle, diffusée dimanche soir sur les ondes de Radio-Canada. Au cours de son passage sur le plateau, le chef de l'Action démocratique du Québec a d'abord expliqué sa position face à l'immigration et aux accommodements raisonnables. Il a affirmé que son parti n'était pas du tout contre l'immigration et que sa position était, au contraire, « ouverte et pluraliste. » Sur les accommodements raisonnables, il soutient qu'il y a un consensus plus grand dans la société que ce qu'on pourrait croire. Selon lui, les gens nés au Québec et les gens issus de l'immigration pensent sensiblement la même chose sur ce qui est « déraisonnable ». Il a notamment affirmé avoir reçu plusieurs courriels d'appui de jeunes femmes musulmanes qui lui disaient: « Battez-vous, tenez-vous debout, parce que dans notre pays [...], on a connu ce que ça signifie, quand on laisse aller ça, on a connu ce que ça signifie, quand il n'y a pas l'égalité des hommes et des femmes. » M. Dumont s'est aussi exprimé sur la démission de son candidat Jean-François Plante. Le chef adéquiste a répété que les propos tenus par M. Plante ne reflétaient pas les valeurs de son parti, de la population en général et de ses valeurs personnelles. M. Dumont a ajouté qu'il ne croyait pas que le départ de M. Plante, ancien collaborateur de Jeff Fillion, aura des effets négatifs sur le vote des électeurs fans de Radio X. En ce qui concerne les relations du Québec avec le reste du Canada, il a défendu sa position autonomiste, qui selon lui permettrait d'aller chercher plus de pouvoirs pour la province à l'intérieur du système canadien. Il a notamment rappelé sa proposition d'élaborer une constitution québécoise. La Révolution tranquille Mario Dumont a aussi été interrogé sur le fait que plusieurs adéquistes semblaient renier l'héritage de la Révolution tranquille comme les valeurs sociales-démocrates et les syndicats. Mario Dumont a indiqué que son parti ne reniait pas la Révolution tranquille. Au contraire, il a affirmé que cette période avait apporté beaucoup pour le Québec, mais que les choses devaient évoluer. « 40 ans plus tard, si on avait encore besoin des mêmes outils qu'à l'époque de la Révolution tranquille, ça voudrait dire qu'on a fait du surplace », a-t-il dit. Il a dit ainsi vouloir penser l'État québécois autrement que celui « des outils gouvernementaux lourds et des monopoles d'État qui ne livrent plus la marchandise », pour favoriser « un État qui croit davantage à la liberté de choix des individus et à leur capacité d'entrepreneurship ». Échec de la leçon
Mario Dumont a toutefois eu du fil à retordre lorsqu'il a été interrogé sur l'absence de cadre financier dans son programme politique. En dépit d'un tableau l'invitant à le faire, il a refusé de se commettre de façon plus précise. Il a néanmoins assuré que son cadre budgétaire serait plus prudent que ceux de ses adversaires et qu'il serait présenté avant la fin de la campagne. Le coût des engagements du Parti libéral du Québec est estimé à 4,5 milliards de dollars, tandis que ceux du Parti québécois s'élèvent à 3,5 milliards de dollars. Invitée sur le même plateau, la chroniqueuse politique Chantal Hébert a critiqué le chef adéquiste pour son refus de chiffrer ses engagements. « Après avoir vu son tableau de chiffres, [Mario Dumont] m'a convaincue qu'il n'était pas prêt à être premier ministre cette année et qu'il ne s'était pas préparé pour cet examen » a-t-elle dit. La SAQ, l'eau, Charest et le PQ Le chef de l'Action démocratique du Québec s'engage aussi, s'il est élu, à ne pas privatiser la Société des alcools du Québec. Mario Dumont plaide toutefois pour un système de nomination plus transparent de son équipe de direction. Mario Dumont a aussi déclaré qu'il ne voulait pas privatiser les ressources naturelles et qu'il souhaitait fixer une redevance sur l'eau. « L'eau, il faut lui donner une valeur et s'assurer que cette valeur revienne au Québec. On a peut-être cette tendance-là, au Québec, de donner nos ressources, il faut mettre fin à cela. » Le chef adéquiste s'en est ensuite pris au chef libéral Jean Charest. Il a déploré que le programme libéral ne comprenne aucune demande constitutionnelle à Ottawa. Il en a profité pour répéter que, selon lui, Jean Charest caressait toujours le rêve de devenir premier ministre du Canada. Il a aussi reproché au Parti québécois de ne pas avoir évolué, surtout dans la manière de gérer l'État. Il a ajouté que le chef André Boisclair avait la chance de moderniser les idées du parti à son arrivée, mais qu'il n'avait pas réussi. « Et là, vous avez vu, juste avant la campagne, les vieux fantômes du parti sont venus et l'ont enrubanné » a-t-il conclu. Enjeux régionauxPour tout savoir sur les grands dossiers qui dominent la campagne électorale dans les régions |
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