Exodes et massacres avaient endeuillé le Rwanda en 1994 (Archives).
Le Congrès rwandais du Canada dénonce « l'exploitation partisane du génocide rwandais » et s'indigne que le premier ministre Charest demande la démission du candidat péquiste Robin Philpot.
Le Congrès rwandais du Canada invite les politiciens québécois à respecter la mémoire des victimes du génocide rwandais.
« Le problème du Rwanda est trop complexe pour être abordé au cours d'une campagne électorale », affirme l'organisme dans un communiqué. Il invite les politiciens québécois à revenir aux enjeux de la campagne et à « respecter la mémoire des milliers de morts tutsis et hutus victimes du génocide rwandais ».
Le Congrès rwandais du Canada a souvent affirmé que le Front patriotique rwandais, dirigé par l'actuel président du Rwanda, Paul Kagamé, a joué un rôle important dans la genèse du génocide.
« Si M. Charest est vraiment sincère, peut-il nous dire pourquoi il n'a rien dit l'année dernière pour dénoncer la visite scandaleuse du président Kagamé, le plus grand criminel encore en activité selon le chercheur Filip Renytjens », peut-on lire dans le communiqué.
Robin Philpot
©
Luc Lavigne
Cette affaire fait suite à un article du quotidien montréalais La Presse qui rapportait jeudi qu'une association rwandaise dénonce la candidature de Robin Philpot pour le Parti québécois dans Saint-Henri - Sainte-Anne. Selon cet article de La Presse, M. Philpot nie l'existence du génocide rwandais, notamment dans son livre Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali.
M. Philpot a répliqué en disant qu'il avait étudié la question rwandaise pendant plus de 10 ans et il a soutenu avoir toujours affirmé qu'il y avait bel et bien eu des massacres au Rwanda. Il a répété à plusieurs reprises qu'il n'avait jamais remis en question le génocide dans ce pays d'Afrique centrale. Il a toutefois indiqué que certaines personnes peuvent abuser du terme génocide pour occulter une partie de l'histoire du Rwanda.