Seul à la barre

Mario Dumont

L'air serein, Mario Dumont a rencontré la presse, dimanche, pour discuter de son bilan de campagne, deux jours avant le débat des chefs.

En point de presse pour rappeler les différentes composantes de la plateforme de son parti, Mario Dumont se dit « zen » face au débat des chefs tout en reconnaissant la capacité de ses adversaires.

Il s'est dit « zen » face à la perspective de ce débat. En réponse à un journaliste qui lui a demandé ce qu'il avait changé dans sa préparation pour corriger l'allure figée qu'il avait eue, aux dires des analystes, lors du débat de 2003, M. Dumont a noté que cette fois, il serait seul à décider de la façon dont il allait se présenter. Il a ajouté avoir appris avec le temps qu'on ne peut compter sur personne d'autre que soi-même.

« En 2003, il y avait beaucoup de savants autour de moi qui savaient ce que je devais faire pour le débat, cette fois-ci, il y a juste un boss et c'est moi. » — Mario Dumont

Une campagne de peur contre l'ADQ?

Bien que confiant, le chef de l'ADQ s'attend à être la cible des chefs des deux autres partis. Il voit dans la nervosité des libéraux une crainte face aux récents sondages qui montrent une remontée importante de son parti dans les intentions de vote.

Selon M. Dumont, il faudra s'attendre à voir les libéraux entreprendre une campagne de peur à l'égard de l'ADQ. Il a, par ailleurs, reconnu qu'il fera face à des adversaires de taille lors du débat.

De simples distractions

Le chef de l'ADQ ne pense pas que son parti ait commis d'erreurs, mais il admet que des distractions ont détourné la campagne de ses vrais enjeux. Lorsqu'on a rappelé à son attention qu'il avait mis deux candidats à la porte, M. Dumont s'est défendu en disant que les deux autres principaux partis avaient eu le même genre de problèmes, mais qu'il avait peut-être été plus ferme que les autres chefs.

En réponse à un journaliste anglophone, il a ajouté que même des premiers ministres pouvaient faire des déclarations controversées, comme cela a été le cas pour Jacques Parizeau lors du référendum de 1995.

La position autonomiste

Le chef de l'ADQ s'est dit très fier de la campagne de son parti. Il a insisté sur la position autonomiste de son parti, qu'il a, selon lui, réussi à installer dans le paysage québécois au point que des citoyens adhèrent maintenant à cette vision. L'ADQ définit cette position comme l'établissement de relations bilatérales d'égal à égal avec Ottawa.

M. Dumont a aussi rappelé l'ensemble des réformes que son parti veut instaurer, car il s'agirait de changements importants pour le Québec, selon ses dires.

Il a notamment énuméré les diverses allocations à la famille promises par l'ADQ, sa politique de l'éducation sans commissions scolaires, son plan d'efficacité énergétique sous l'égide d'Hydro-Québec, le système de santé mixte privé-public qu'il veut mettre en place ainsi qu'une plus grande autonomie des régions.