Scott Mckay, chef du Parti vert du Québec
Le Parti vert du Québec tente de se démarquer de ses rivaux pour se frayer une place dans la campagne électorale. La formation écologiste propose une élection au suffrage universel du premier ministre du Québec, et ce, afin de « conférer une plus grande légitimité à cette fonction. »
La formation écologiste veut que le premier ministre soit désigné directement par les électeurs et que les élections provinciales se tiennent désormais à date fixe.
Le chef du Parti vert, Scott McKay, a fait connaître ses couleurs jeudi, à Québec, en compagnie d'André Larocque, ancien sous-ministre à la Réforme des institutions démocratiques et candidat dans Louis-Hébert.
Les verts proposent également que les élections provinciales se tiennent désormais à date fixe afin, disent-ils, qu'elles cessent de servir d'« élément de stratégie partisane. »
Histoire d'encourager la démocratie participative, le Parti vert demande par ailleurs que soit autorisée « l'initiative populaire » permettant de tenir des référendums sur des enjeux locaux lors des élections provinciales.
Enfin, les écologistes réclament qu'une partie de l'Assemblée nationale soit élue selon une formule dite proportionnelle. Le parti ne précise pas toutefois quelle proportion de l'assemblée serait touchée par ce changement.
En somme, le Parti vert dit vouloir poursuivre l'oeuvre de René Lévesque, tout en déplorant le fait que le Parti québécois ait « tourné le dos » aux réformes démocratiques de l'ancien chef péquiste.