Jamais la gent féminine n'a été aussi présente à un scrutin provincial dans la région. Aux élections de 1998 et de 2003, par exemple, quatre femmes ont brigué les suffrages, à raison de deux à chaque élection.
Jamais la gent féminine n'a été aussi présente à un scrutin provincial dans la région. Seule l'ADQ ne compte aucune représentante.
Cette fois, cinq femmes ont décidé de faire le saut en politique. C'est Québec solidaire qui a le plus de représentantes, soit trois. Il s'agit de France-Claude Goyette dans Abitibi-Est, de Caroline Sigouin dans Abitibi-Ouest et de France Caouette dans Rouyn-Noranda - Témiscamingue.
Le Parti libéral et le Parti québécois comptent respectivement sur Aline Sauvageau dans Ungava, et sur Johanne Morasse dans Rouyn-Noranda - Témiscamingue. L'Action démocratique n'a réussi à dénicher aucune femme pour porter ses couleurs.
Les dirigeantes du Regroupement de femmes de l'Abitibi-Témiscamingue demeurent tout de même réalistes. Selon elles, les chances de voir davantage de femmes de la région siéger à l'Assemble nationale sont minces.
Sur le terrain, les femmes candidates pour l'un ou l'autre des partis politiques se sentent tout à fait à l'aise dans un monde politique traditionnellement masculin, du moins dans la région.
Ainsi, selon la candidate Johanne Morasse, la politique s'adresse avant tout aux personnes qui ont une vision de changement, peu importe le sexe.
Mme Morasse se dit consciente que les hommes sont plus présents dans l'arène politique, mais elle affirme posséder les compétences pour affronter ses adversaires, peu importe le sexe de ces derniers.
« Moi, je suis ingénieure forestière. Alors, je ne me sens pas dans un milieu d'hommes par comparaison avec ce que j'ai vécu dans mes 25 ans de carrière », déclare celle qui se souvient d'avoir été parmi les premières femmes dans cette profession au Québec.
Dans Abitibi-Ouest, Caroline Siguoin, 21 ans, croit que les méthodes des femmes en politique sont différentes. « Plus de dialogue » selon elle. Elle souligne aussi qu'on « entend beaucoup parler de leadership, des méthodes féminines ».
La coordonnatrice du Regroupement de femmes de l'Abitibi-Témiscamingue, Catherine Sirois, ne s'attend pas à ce que davantage de femmes soient élues au Québec, le 26 mars.
« Si on additionne les candidates des principaux partis, on arrive à 110 femmes candidates, ce qui est la même chose qu'aux élections de 2003 », fait-elle valoir.
Mme Sirois constate que « les principaux partis présentent moins de femmes, ce qui fait qu'il y a moins de femmes qui ont de chances d'être élues. Donc, on va se retrouver avec un nombre plus bas de femmes ».
À la dissolution de l'Assemblée nationale, en février, les femmes comptaient pour 31 % des élus à Québec.