Autour du référendum

André Boisclair

La question nationale, peu abordée depuis le début de la campagne électorale, a refait surface jeudi.

Le chef péquiste affirme que si un prochain référendum échouait, il pourrait y en avoir d'autres. Le chef libéral réplique qu'on ne peut tenir des référendums éternellement car ils font oublier d'autres enjeux.

En matinée, lors d'un point de presse à Neufchâtel, M. Boisclair indiqué qu'un éventuel référendum qui se solderait par un échec ne signifierait pas nécessairement la fin des consultations populaires sur la question nationale.

« Jamais je n'irai décréter la mort d'une idée », a dit M. Boisclair. Il a ajouté que ce sont les Québécois qui décideront du sort de l'idéal souverainiste.

«  Jamais je ne me comporterai comme si j'étais le propriétaire de l'idéal de souveraineté. Ce n'est ni à moi de déclarer sa naissance ou sa mort, c'est aux Québécois de faire ça.  » — André Boisclair

Lors d'une entrevue à une station de radio de la Vieille Capitale, M. Boisclair a également répété qu'il entendait tenir un référendum sur la souveraineté le plus rapidement possible à l'intérieur du mandat d'un gouvernement du PQ.

Charest réplique

Jean Charest

En soirée, lors d'un rassemblement dans la circonscription de Richmond, à Asbestos, le chef libéral Jean Charest a vivement réagi aux propos de M. Boisclair. M. Charest a d'abord tenu à reconnaître qu'être souverainiste était un choix légitime, mais il a ensuite précisé que « ce n'est pas vrai qu'on est obligé de faire des référendums à répétition. »

Le chef libéral a indiqué que le prix que la société québécoise avait payé pour le référendum de 1995 avait été trop élevé. Selon lui, le gouvernement péquiste de l'époque était trop obnubilé par le référendum, oubliant de s'intéresser aux enjeux majeurs de la société comme la santé ou l'éducation. Il dit en outre que les efforts concentrés sur le référendum ont arrêté le développement hydroélectrique de la province.