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Mise à jour le jeudi 1 mars 2007 à 16 h 12
Québec[Saguenay-Lac-Saint-Jean] Assemblée nationale
Recul des femmes [Abitibi-Témiscamingue] Crise forestière
L'espoir renaît [Mauricie] Défaite péquiste
Plamondon demeure confiant [Québec] Lendemain d'élection
Surprises et attentes [Montréal] Circonscription de Marguerite-D'Youville
Le député le plus jeune de l'histoire québécoise Dernières nouvelles
Québec, la convoitée Journaliste : Véronica Lê-Huu Les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches sont au coeur de la campagne électorale officiellement lancée le 21 février dernier. Les chefs des principaux partis risquent de s'y succéder tout au long de la campagne, afin de courtiser l'électorat de Québec qui pourrait hésiter dans plusieurs circonscriptions entre trois candidats. Le défi s'avère de taille pour les trois principaux partis politiques. Le Parti libéral du Québec (PLQ), qui y a fait élire le plus grand nombre de députés en 2003, doit affronter la popularité croissante de l'Action démocratique du Québec (ADQ). Les adéquistes seraient en train de réaliser d'importants gains dans la région en courtisant un électorat qui s'est tourné vers les conservateurs lors des dernières élections fédérales générales. Le scrutin du 26 mars sera aussi déterminant pour le Parti québécois (PQ), qui a subi une cuisante défaite dans la région lors des élections de 2003. À la dissolution de l'Assemblée nationale, le PLQ comptait 13 députés dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, l'ADQ en avait 4 et le PQ, seulement 2.
La campagne sera l'occasion pour les partis de débattre des enjeux propres à la grande région de Québec qui ont accaparé l'actualité au cours des derniers mois. Dans la région de Chaudière-Appalaches, trois dossiers risquent d'alimenter les débats.
Le projet de construction du terminal méthanier Rabaska est notamment un enjeu de taille dans la circonscription de Lévis. Les travaux de la commission mixte sur le projet Rabaska ont pris fin le 12 février, après 11 jours d'audience. Près de 200 mémoires y ont été présentés et 500 autres ont été déposés. La population, divisée sur le sujet, attend maintenant les recommandations des commissaires, qui doivent remettre leur rapport aux gouvernements du Québec et du Canada d'ici le 4 avril. Le choix de l'emplacement, l'acceptabilité sociale, les répercussions économiques et la sécurité seront particulièrement scrutés par les commissaires. Pour leur part, les partis ont hésité à se positionner clairement dans ce dossier. Alors que le Parti libéral s'est montré plutôt favorable au projet, le parti Québec solidaire et le Parti québécois ont demandé que soient évalués les besoins du Québec en matière de gaz naturel liquéfié (GNL).
Par ailleurs, le récent dossier de l'abattoir d'Olymel à Vallée-Jonction a amené la Fédération qui représente les producteurs de porcs, nombreux en Beauce, à demander l'intervention du gouvernement québécois pour sortir l'industrie du marasme. Les producteurs ont été durement touchés, notamment par la maladie dans les cheptels porcins. La Coopérative fédérée, qui attribue aussi la crise à la hausse de la valeur du dollar canadien, à un surplus de capacité au Québec et à une faible productivité, souhaite relancer l'industrie.
La région de Chaudière-Appalaches est par ailleurs aux prises avec une rareté de la main-d'oeuvre. Les entreprises manufacturières entre autres souhaitent que le gouvernement se penche sur des solutions, afin de remédier à la pénurie, notamment en mettant sur pied des établissements d'enseignement postsecondaire sur le territoire. À l'instar des autres régions du Québec, Chaudière-Appalaches connaît aussi une importante pénurie de médecins spécialistes et de pharmaciens. Il faudrait recruter 27 spécialistes et 12 pharmaciens pour pourvoir tous les postes vacants.
Dans la région de la Capitale-Nationale, le développement économique et la santé particulièrement préoccupent les citoyens.
Québec a bénéficié de plusieurs investissements à l'approche des célébrations de son 400e anniversaire afin de mener à bien plusieurs grands chantiers, tels l'agrandissement de l'aéroport et l'aménagement de la promenade Samuel-de-Champlain. Cependant, au-delà de 2008, la communauté d'affaires souhaiterait assurer le développement économique de la ville, qui tente de se positionner comme capitale de la haute technologie.
La santé préoccupe par ailleurs de nombreux intervenants. La situation des urgences qui débordent régulièrement à Québec pourrait amener les partis à débattre de leurs engagements en matière de santé.
Le Parti libéral a d'ailleurs multiplié les engagements au cours des dernières semaines pour les hôpitaux de la région. En pleine campagne électorale, le chef du PLQ, Jean Charest, s'engage à moderniser l'Hôtel-Dieu de Québec. Un projet chiffré à près de 400 millions de dollars. Au cours des dernières années, plusieurs hôpitaux ont par ailleurs reçu des investissements. L'hôpital de Saint-Sacrement s'est vu octroyer le projet de Centre universitaire d'ophtalmologie de Québec. L'urgence ophtalmique de l'hôpital a ouvert ses portes en 2005. En 2006, après 18 mois de travaux, l'urgence de l'hôpital Saint-François-d'Assise a été officiellement inaugurée. Les travaux de 15 millions de dollars ont permis de tripler la superficie. L'urgence de l'hôpital de l'Enfant-Jésus a aussi reçu un investissement de 15,5 millions pour la réalisation de travaux qui devraient être achevés en 2008. Toutefois, la situation dans les hôpitaux et la pénurie de spécialistes continuent de préoccuper la population.
Le réaménagement de l'hippodrome de Québec, avec l'ajout de salons de jeux, est susceptible de soulever les passions. La Santé publique qui sortait récemment son rapport a indiqué que « l'actuel projet de salon de jeux, situé à proximité de l'hippodrome de Québec, amène un risque accru de problématiques psychosociales et de santé ». Nombreux sont les intervenants du milieu qui souhaitent entendre les candidats prendre des engagements formels à l'égard d'une politique qui encadrerait le milieu. Les ratés du conseil d'agglomération sont par ailleurs au centre des querelles entre Québec et les villes défusionnées de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures. Les maires souhaitent que des solutions soient apportées par le gouvernement du Québec afin de revoir le mode de fonctionnement du conseil d'agglomération.
Au cours de la campagne, les libéraux risquent par ailleurs de se voir reprocher la fermeture du Jardin zoologique du Québec, qui a mobilisé une partie de la population en 2006. Le comité de survie du zoo a d'ailleurs indiqué qu'il entendait profiter de la campagne électorale pour rappeler que les citoyens n'avaient toujours pas accepté la fermeture de l'établissement par le gouvernement Charest. La venue de candidats vedettes, tels le libéral Philippe Couillard et l'adéquiste Gilles Taillon dans la région, laisse croire que les partis sont prêts à se livrer une chaude lutte pour conquérir les électeurs de la grande région de Québec. Selon plusieurs analystes, la campagne électorale risque d'ailleurs de se jouer dans la Vieille Capitale!
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