Au nom de l'intérêt public

Québec solidaire (QS) n'abandonne pas l'idée d'être inclus dans le débat des chefs qui aura lieu le mardi 13 mars à Québec. Seuls les chefs des trois partis représentés à l'Assemblée nationale doivent y participer.

Québec solidaire lance un appel d'urgence au Conseil de presse du Québec pour obtenir d'être inclus dans le débat des chefs, ainsi que le Parti vert du Québec.

Amir Khadir   © Luc Lavigne

En point de presse devant les locaux de TVA, mercredi, le porte-parole de QS Amir Khadir a indiqué que sa formation a lancé un appel d'urgence au Conseil de presse du Québec pour tenter d'infléchir la décision des télédiffuseurs d'exclure de la rencontre sa formation et le Parti vert du Québec.

Amir Khadir parle d'une situation de monopole qui pose la question de l'intérêt public.

Selon lui, le débat des chefs doit permettre aux citoyens d'évaluer le plus exhaustivement possible les programmes présentés par les différents partis.

« Cette utilité publique n'est pas respectée quand on refuse à deux partis qui, combinés de sondage en sondage depuis un an, vont chercher de 10 à 20 % de l'électorat, ce qui représente 700 000 à 800 000 citoyens. » — Amir Khadir

Il souligne qu'une pétition en ligne a été signée par plus de 3000 personnes en deux jours pour réclamer l'inclusion des deux formations politiques qui, selon lui, représentent la seule véritable alternative aux trois partis dominants.

Précisant que Québec solidaire n'est pas encore prêt à faire appel aux tribunaux pour obtenir gain de cause, Amir Khadir lance un appel au chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont. En 1994, M. Dumont a dénoncé cette situation d'exclusion qui s'appliquait alors à l'ADQ. Mario Dumont, en démocrate, devrait selon M. Khadir appuyer QS dans sa démarche.

Amir Khadir demande aussi au directeur général des élections d'intervenir dans ce dossier, au nom de l'équité et surtout de l'intérêt public. Celui-ci a déjà indiqué qu'il ne comptait pas intervenir sur cette question.

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