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Mise à jour le mardi 27 février 2007 à 9 h 11
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De passage à Saint-Nazaire, au lac Saint-Jean, lundi, le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, a promis l'abolition des commissions scolaires pour simplifier et améliorer le système d'éducation. En corollaire, il prône aussi l'abolition des élections scolaires et de la taxe scolaire sous sa forme actuelle. Accusé de vouloir « créer le chaos », par la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), M. Dumont a répondu que « le chaos que nous vivons au Québec, c'est que nous ne diplômons pas nos jeunes. » Il a ajouté qu'il souhaitait faire cesser le « nivellement par le bas » dans les écoles, en leur redonnant des ressources. M. Dumont affirme que les économies réalisées au plan administratif, estimées à 150 millions de dollars, seraient retournées directement aux écoles. Il a cité la Finlande en exemple, affirmant que le taux de décrochage scolaire avait diminué après l'abolition d'un niveau administratif scolaire. L'ADQ voudrait transférer des responsabilités comme l'achat de matériel pédagogique et l'embauche de personnel aux directions d'écoles. Mario Dumont propose de retourner aux écoles les professionnels travaillant dans les commissions scolaires, et d'envoyer les administrateurs des commissions aux directions d'écoles. Les directions régionales du ministère de l'Éducation récupéreraient certaines responsabilités. Les programmes de formation professionnelle gérés par les commissions scolaires seraient transférés aux cégeps. La plateforme adéquiste prévoit également que les responsabilités d'entretien des infrastructures et de déneigement seraient assumées par les autorités régionales. Mario Dumont a cité une étude récente remise au Conseil régional des élus des Laurentides, réalisée par un étudiant au doctorat de l'École nationale d'administration publique, montrant que les dépenses du Conseil des commissaires avaient doublé, tandis que les investissements en matériel pédagogique avaient diminué de 7,5 %. M. Dumont donne l'assurance que les municipalités récupéreront le champ d'impôt foncier laissé vacant par l'abolition de la taxe scolaire. Ces sommes leur permettront d'assumer les coûts de leurs nouvelles responsabilités. La taxe donne des revenus de plus de 1 milliard de dollars par année au gouvernement, selon les chiffres fournis par l'ADQ. Le chef de l'ADQ affirme que sa proposition ferait en sorte de contrer les hausses de taxe scolaire prévues pour les prochaines années. Il évite toutefois de chiffrer les économies qu'elle pourrait entraîner. Au sujet des élections scolaires, Mario Dumont affirme que la participation des Québécois à ce processus parle d'elle-même.
Des réactions Dans un communiqué, la vice-présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, qualifie « d'insensée, radicale et stérile », voire de « pure utopie » l'idée d'abolir les commissions scolaires. La vice-présidente de la FCSQ rappelle que les commissions scolaires veillent à bien répartir les ressources, accompagnent les enseignants dans l'implantation de la réforme et assurent la gestion des ressources humaines, du réseau informatique et du transport scolaire. Mme Bouchard affirme que la mesure adéquiste ne ferait que « créer le chaos en éducation » et engendrerait 3000 petites commissions scolaires sans structure pour les coordonner. Elle rappelle qu'il n'y avait que 72 commissions scolaires en 1998, après que ce nombre eut atteint 1927, 50 ans auparavant. Tout comme le chef libéral Jean Charest un peu plus tard, Mme Bouchard a rappelé une lettre d'opinion publiée dans Le Devoir en septembre 1997 par le président de l'ADQ, Gilles Taillon, dans laquelle celui-ci qualifiait de « voie périlleuse » le transfert des équipements scolaires. Rappelons que M. Taillon est un ancien directeur général de la FCSQ.
De son côté, Jean Charest a rappelé des propos tenus l'automne dernier par M. Taillon, où il demandait une étude comparative avant de procéder à tout changement dans le système des commissions scolaires.
Remontée dans les sondages Au sujet du sondage Léger Marketing qui montre une remontée de son parti dans les intentions de vote, Mario Dumont a déclaré que l'ADQ était « dans la course sur le plan des idées ». Il s'est réjoui que son message soit entendu. Il a rappelé que son parti aurait 20 annonces à faire au cours de cette campagne électorale. D'après le sondage, le Parti libéral récolte 37 % des intentions de vote, contre 28 % pour le Parti québécois et 24 % pour l'Action démocratique. Québec solidaire et le Parti vert ferment la marche, avec respectivement 6 % et 5 % des intentions de vote. Le sondage Léger Marketing-Le Devoir a été réalisé du 21 au 24 février auprès de 1000 répondants. Sa marge d'erreur est de 3,1 %, 9 fois sur 10. Enjeux régionauxPour tout savoir sur les grands dossiers qui dominent la campagne électorale dans les régions |
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