Caravane du gel: le DGE surveille

Le directeur général des élections du Québec, Marcel Blanchet, a avisé les deux grandes fédérations étudiantes du Québec que les activités entourant leur caravane du gel, et visant à dénoncer l'engagement des libéraux de dégeler les droits de scolarité, pourraient enfreindre la loi électorale.

Le directeur général des élections doit s'assurer que les activités étudiantes contre le dégel des frais de scolarité ne constituent pas des « dépenses électorales ».

Et selon l'ancien DGE, Pierre F. Côté, si l'initiative des jeunes favorise un parti plus qu'un autre, les dépenses reliées à leur action devront être comptabilisées au parti qui en profite. Il croit que les étudiants devront être très attentifs à l'impact de leur campagne.

Les étudiants se mobilisent contre le dégel des droits de scolairité Les étudiants se mobilisent contre le dégel des droits de scolairité.

Il faut préciser que le directeur général des élections a reçu une demande du Parti libéral du Québec de vérifier si les dépenses qu'entendent faire les deux organisations étudiantes respectent bien la loi électorale du Québec, et si elles ne devraient pas être imputées plutôt au Parti québécois.

Le PLQ soutient que les dépenses reliées à la caravane de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) doivent être imputées au Parti québécois parce qu'elles favorisent un parti politique et combattent les politiques mises de l'avant par un autre parti.

La caravane sillonnera le Québec

Vendredi matin, la FECQ et la FEUQ ont lancé en grandes pompes leur campagne intitulée La caravane du gel, qui sillonnera la province jusqu'au scrutin.

Étienne Hudon-Gagnon, président de la FECQ, a répété qu'un dégel des droits de scolarité serait désastreux pour l'accès aux études par les citoyens les plus pauvres.

« La caravane du gel nous aidera à convaincre les citoyens, par ses actions à travers les différentes régions, de la nécessité de maintenir les frais de scolarité à leur niveau actuel. » — Christian Bélair, président de la FEUQ

Un mal nécéssaire, selon les libéraux

Le projet du Parti libéral d'augmenter les droits de scolarité de 100 $ par année sur cinq ans, annoncé récemment, a en effet suscité de vives réactions du milieu étudiant ainsi que du côté du Parti québécois. Le Parti libéral juge ce dégel inévitable pour remédier au problème criant du financement des universités.

Sur cette question, l'ADQ dit vouloir mettre fin au gel, mais estime que la hausse de 100 $ par année annoncée dans le programme libéral est excessive.

La FEUQ et la FECQ représentent à elles deux près de 160 000 étudiants au Québec.

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