Dans un discours placé sous le signe du changement, le premier ministre élu du Canada, Stephen Harper, a promis de tenir parole et de respecter les engagements pris par son parti au cours de la campagne électorale qui a mené au scrutin de lundi.
Le chef conservateur promet de mettre en oeuvre les changements qu'il a proposés durant la campagne électorale, et tend la main aux Québécois pour instaurer un « fédéralisme d'ouverture ».
Il a répété que le premier projet de loi de son gouvernement portera sur l'imputabilité, pour « faire le ménage » à Ottawa, « comme René Lévesque l'a fait au Québec il y a trois décennies », a-t-il dit.
Il a promis de réduire les impôts et les taxes, en commençant par la TPS, qu'il propose de ramener à 6 %, puis à 5 %.
Il veut aussi modifier le système de justice, pour mieux combattre le crime et les gangs de rues, aller de l'avant avec son projet d'allocation directe aux parents pour les services de garde et réduire le déséquilibre fiscal et les listes d'attente.
Il a promis enfin de collaborer étroitement avec le Québec, pour instaurer le fédéralisme d'ouverture auquel il avait fait référence à Québec. « Nous allons gouverner avec un esprit d'ouverture, pour bâtir un Québec plus fort dans un Canada meilleur », a lancé le chef conservateur.
Soulignant qu'il dirigerait un gouvernement minoritaire, M. Harper y voit un message de la population canadienne demandant aux élus de collaborer. Il a dit avoir hâte de commencer à travailler « pour développer des consensus pour aller de l'avant. »
Félicitations et remerciements
M. Harper a chaudement remercié ses candidats, ses électeurs et sa famille, en particulier sa femme Lauren qui était sur la tribune à ses côtés.
Il a félicité le chef libéral Paul Martin et les chefs bloquiste et néo-démocrate, Gilles Duceppe et Jack Layton, pour leur campagne. Il a tenu à remercier le chef libéral démissionnaire pour les services qu'il a rendus au Canada et aux Canadiens.
M. Harper s'est dit honoré qu'on lui demande de diriger le pays. Comme il l'a fait tout au long de sa campagne, le chef conservateur a conclu son discours en lançant « God bless Canada ».