Jack Layton
Le chef du Nouveau Parti démocratique Jack Layton est apparu souriant après avoir mené ses troupes à la victoire dans 29 circonscriptions lundi, soit 10 de plus que lors de la dissolution du Parlement.
Le chef néo-démocrate entend tirer profit de la nouvelle distribution des sièges au Parlement pour faire avancer des idées progressistes.
Il a dit vouloir profiter de la nouvelle donne au Parlement pour provoquer des « changements progressistes », malgré le gouvernement conservateur minoritaire. « Nous n'allons pas seulement nous opposer, nous allons aussi proposer », s'est-il engagé.
M. Layton, facilement réélu dans Toronto-Danforth, a d'abord salué l'arrivée dans son caucus de sa femme Olivia Chow, élue dans Trinity-Spadina, qualifiée de candidate de haut calibre.
Il a ensuite interprété l'appui des 17,5 % au NPD comme un appel à pallier les idées conservatrices. « Bien que les Canadiens aient demandé à Stephen Harper de former un gouvernement minoritaire, ils ont demandé au NPD de servir d'équilibre, et de s'opposer au gouvernement lorsque c'est nécessaire », a-t-il dit.
M. Layton a rappelé que son parti plaçait les « Canadiens ordinaires au premier rang et, ce soir, ils ont fait un pas de géant ». Il a lancé qu'il ne laisserait pas tomber son électorat traditionnel, promettant de se battre pour les travailleurs, les aînés et les familles.
Même s'il a échoué à faire élire des candidats au Québec, il a tendu la main aux Québécois pour « ouvrir la porte à un nouvel avenir [...] pour que les Québécois progressistes puissent travailler avec nous partout au Canada, dans le respect mutuel ».
En outre, il a indiqué que le changement de gouvernement permettrait de débarrasser le fédéralisme de la « tache de la corruption ». Selon lui, le Canada a voté « pour panser ses blessures, pour se nettoyer le système ».
M. Layton a réussi à ramener le NPD sur l'écran radar des Canadiens, particulièrement en Ontario et en Colombie-Britannique. Visiblement, son appel aux libéraux déçus de voter pour son parti, le temps de laisser le PLC se refaire une santé, semble avoir porté.
M. Layton voulait surtout éviter le scénario du scrutin de 2004, lorsque ses électeurs traditionnels ont voté pour les libéraux pour bloquer l'élection du Parti conservateur. En revanche, il a de nouveau raté de peu la balance du pouvoir.