
Déséquilibre fiscal
![]() André Boisclair |
À Québec, le chef du Parti québécois, André Boisclair, a attaqué le leader conservateur fédéral, Stephen Harper, et a réclamé des précisions sur sa promesse de régler le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces.
M. Boisclair a conseillé aux Québécois de se méfier de ses promesses. « M. Harper, pour le Québec, est aussi dangereux que [le libéral Paul] Martin. M. Harper refuse de chiffrer le déséquilibre fiscal ».
Évoquant une marge de manoeuvre de quelque 22,7 milliards de dollars, le chef conservateur s'est refusé à donner plus de détails, disant que le montant alloué dépendrait des négociations avec les provinces.
« Or, a poursuivi le chef du PQ, comment pouvoir séduire les Québécois et les Québécoises sans qu'ils ne soient capables de traduire leurs paroles par des engagements clairs qui nous permettraient de faire un choix éclairé lundi prochain? »
En conséquence, il presse le chef conservateur de dire à combien il chiffre ce déséquilibre fiscal d'ici la fin de la semaine pour que les gens puissent prendre des décisions en ayant toutes les données en main.
Selon M. Boisclair, ce manque d'information pourrait mener à un mouvement similaire à la coalition « J'ai pas voté pour ça », lancée à la suite de l'élection du libéral Jean Charest à Québec.
Les propos du leader péquiste coïncident avec la publication d'un sondage faisant état d'un recul du Bloc québécois et d'une remontée conservatrice dans les intentions de vote au Québec.
André Boisclair assistait à l'assermentation du nouveau député de Verchères, Stéphane Bergeron, à l'Assemblée nationale.
Le 20 mars 2004, les membres du Parti conservateur du Canada élisent Stephen Harper chef du nouveau parti.