
Irrégularités
![]() Gilles Duceppe et sa candidate Vivian Barbot |
Près de 150 électeurs qui ont voté par bulletin spécial entre le 2 et le 8 décembre dans la circonscription montréalaise de Papineau pourront reprendre leur vote.
C'est ce qu'a décidé Élections Canada après qu'une enquête eut démontré que des fonctionnaires électoraux de cette circonscription ont donné un mauvais nom pour désigner la candidate bloquiste Vivian Barbot aux électeurs qui choisissaient le vote spécial.
L'enquête donnait suite à une plainte déposée par Mme Barbot, l'ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec qui affronte le ministre libéral sortant Pierre Pettigrew dans une lutte extrêmement serrée.
Au cours des jours qui viennent, Élections Canada joindra donc par téléphone les 146 électeurs qui ont voté par vote spécial pendant la semaine ciblée, une procédure exceptionnelle.
Des votes qui pourraient faire la différence
Selon Mme Barbot, les électeurs en question se sont vu donner les véritables noms des autres candidats, mais un nom erroné pour la désigner, elle.
![]() Pierre Pettigrew |
Cet état de fait, que l'enquête semble confirmer, a clairement pu désavantager Mme Barbot, des électeurs ayant pu inscrire le mauvais nom sur leur bulletin de vote.
Il faut savoir que le vote spécial requiert de l'électeur qu'il inscrive le nom du candidat de son choix sur un bulletin vierge. Il doit donc pouvoir connaître le nom dudit candidat.
Quelques votes pourraient d'ailleurs faire la différence dans Papineau, où Mme Barbot pourrait bien renverser le candidat libéral, député de la circonscription depuis 10 ans. En 2004, M. Pettigrew avait remporté la victoire par un peu plus de 400 voix.
Le chef libéral Paul Martin, qui faisait cette fin de semaine le tour des circonscriptions libérales montréalaises en danger, est d'ailleurs allé prêter main-forte à son ministre, dimanche.
Le 20 mars 2004, les membres du Parti conservateur du Canada élisent Stephen Harper chef du nouveau parti.