
Changement de cap
Le chef du NPD Jack Layton a changé d'opinion sur la Loi sur la clarté référendaire.

M. Layton a déclaré mercredi matin à Montréal qu'il ne voulait plus rappeler la Loi, contrairement à ce qu'il soutenait lors de la campagne qui a mené aux élections de juin 2004.
À l'époque, le chef néo-démocrate avait indisposé son caucus en déclarant qu'il abolirait la Loi s'il en avait la chance, car il estimait qu'elle ne faisait qu'accentuer les rivalités au pays.
Jack Layton dit maintenant qu'il appuie la Loi, parce que la Cour suprême a repris plusieurs de ses dispositions visant à encadrer un éventuel troisième référendum sur la souveraineté du Québec.
M. Layton ajoute que des gens de tous les horizons acceptent maintenant la Loi. Selon le chef néo-démocrate, même l'ancien premier ministre péquiste Lucien Bouchard a approuvé les principes de la décision de la Cour suprême.
La seule réaction recueillie du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est résumée ainsi: « M. Layton a au moins le mérite d'être clair », a-t-il dit.
Déficit démocratique
Au cours de son point de presse, M. Layton a présenté ses propositions pour mettre fin à ce qu'il considère comme un déficit démocratique au pays.
En plus de se prononcer à nouveau en faveur de la mise en place d'un système électoral de type proportionnel au Canada, le chef néo-démocrate a déclaré qu'un gouvernement dirigé par lui mettrait fin à l'influence des lobbyistes et ferait en sorte que les nominations importantes soient basées sur le mérite plutôt que sur les relations politiques.
Enfin, il propose d'obliger les transfuges comme Belinda Stronach à se faire élire dans une élection complémentaire avant de retourner au Parlement, pour s'assurer que ses commettants appuient sa décision de changer de parti.