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Élections fédérales

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Mise à jour le vendredi 2 décembre 2005 à 20 h 17
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Québec

Une élection référendaire, selon Paul Martin

Paul Martin

Paul Martin

Le chef du Parti libéral, Paul Martin, a clairement indiqué vendredi qu'à son avis, le scrutin du 23 janvier est une élection référendaire.

« Il s'agit vraiment d'une élection référendaire, certainement selon le duo Boisclair-Duceppe. Ils ont dit clairement qu'ils avaient un pacte dont la première étape est l'élection du 23 janvier. Les Québécois ont le choix entre un parti voué à détruire le Canada et nous. Notre position est claire, nous voulons réussir le Canada », a clamé M. Martin devant une assemblée des Travailleurs canadiens de l'automobile, à Toronto.

Plus tard, en point de presse, Paul Martin en a rajouté: « Le Bloc québécois n'a qu'un seul objectif en tête: nous mener à un autre référendum, au moment où les défis auxquels nous faisons face sont si importants pour l'avenir de notre pays. Nous avons trop à accomplir ensemble pour nous replonger dans ce débat qui va nous diviser. »

M. Martin s'est dit convaincu que les Québécois vont choisir ceux qui veulent la réussite du pays. « Le Bloc prétend défendre les intérêts des Québécois. Contre quoi? Contre une économie forte, de bons emplois, de meilleurs soins, des villes et des communautés dynamiques », a-t-il martelé.

Lapierre tempère les propos de Martin

Jean Lapierre

Jean Lapierre (archives)

En visite en Mauricie pour y présenter les candidats libéraux, le lieutenant de Paul Martin au Québec durant le dernier mandat, Jean Lapierre, a quelque peu tempéré les propos de son chef, en ne qualifiant pas la présente élection de « référendaire ».

« C'est toutefois la clé pour partir le processus et la meilleure chose à faire, c'est d'arrêter ça à la première étape », a expliqué le candidat libéral dans Outremont.

Les libéraux auront toutefois fort à faire pour contrer le Bloc québécois en Mauricie, où la côte à remonter est raide. À titre d'exemple, la candidate libérale dans Bas-Richelieu-Nicolet-Yamaska, Ghislaine Provencher, fera de nouveau face au bloquiste Louis Plamondon, qui l'avait battue par plus de 20 000 voix lors de l'élection de 2004.

Duceppe répond aux attaques

Gilles Duceppe participe à un ralliement des jeunes bloquistes

Gilles Duceppe a participé, vendredi en soirée, au lancement de la campagne des jeunes du Bloc québécois, au Café Campus, à Montréal.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a répondu aux attaques de Paul Martin en rappelant qu'une élection fédérale ne pouvait pas être référendaire. Cet affrontement surviendra plutôt sur la scène provinciale, entre Jean Charest et André Boisclair, selon le chef bloquiste.

« Est-ce que Paul Martin est en train de nous dire que si nous gagnons l'élection, il va négocier la souveraineté du Québec avec Jean Charest? », a demandé Gilles Duceppe.

Jeudi, toutefois, M. Duceppe avait clairement ouvert son jeu, et présenté le plan souverainiste en trois étapes.

« Ce n'est pas d'hier que nous travaillons ensemble. Nous avons fait des campagnes à Ottawa, à Québec, un référendum, nous faisons ces élections, nous serons présents aux prochaines élections provinciales et nous gagnerons ensemble le prochain référendum. Il n'y a rien de caché dans ça! » s'est exclamé Gilles Duceppe.