Ces derniers jours, plusieurs membres de la délégation canadienne à la Conférence des Nations unies sur le climat, qui se déroule à Montréal, ont parlé de l'importance de réduire les gaz à effet de serre. Ils ont notamment expliqué au public les dangers qu'il y aurait à ne pas agir ou à présenter les détails du plan canadien.
En raison de la campagne électorale, les fonctionnaires présents à la Conférence de l'ONU, qui se tient à Montréal, ont été avisés qu'ils devront surveiller leurs déclarations sur le réchauffement planétaire.
Mais le déclenchement des élections compliquera leur tâche. Mardi, le Conseil privé a avisé tous les fonctionnaires, y compris ceux présents à la Conférence, qu'ils devraient à l'avenir surveiller leurs déclarations sur le réchauffement climatique afin de ne pas influencer l'élection. Leurs communications publiques doivent se limiter aux faits pour éviter de se trouver dans une situation où ils pourraient être perçus comme étant pour ou contre l'actuel gouvernement.
Les fonctionnaires ne doivent pas non plus faire de déclaration qui pourrait lier un futur gouvernement, à cause de la loi sur l'emploi dans la fonction publique, dont l'article 33 interdit de travailler pour ou contre un candidat ou un parti politique.
Cette interdiction survient à moment inopportun, puisque le protocole de Kyoto oblige les pays signataires à sensibiliser le public aux dangers des changements climatiques.
Les ministres, dont celui de l'Environnement, Stéphane Dion, conservent pour leur part leur droit de parole. M. Dion a déclaré dimanche que sa priorité actuelle était de présider la Conférence, et qu'il se consacrerait à la campagne électorale au terme de cet événement.
La Conférence de l'ONU, qui se tient au Palais des congrès, est le plus grand événement non sportif tenu au pays depuis Expos 67. Quelque 10 000 délégués provenant de 189 pays y sont reçus. Ottawa a investi dans cette conférence 90 millions de dollars, dont 20 millions pour la sécurité.