Pierre
Elliott Trudeau :
deux cultures, une vision

Les
deuxième et troisième mandats :
ce NPD qui défait les gouvernements
(1972-1979)
En
1972, le gouvernement libéral est réélu, mais il est minoritaire
et doit s'appuyer sur le Nouveau Parti démocratique. Pierre Elliott
Trudeau nomme Muriel McQueen Fergusson à la tête du
Sénat. Elle devient la première femme à assurer
la présidence de la Chambre haute. L'année suivante, la Chambre
des communes vote une résolution rendant obligatoire le bilinguisme
dans la fonction publique fédérale dès 1978.
À
la mi-mandat, le NPD s'allie aux conservateurs pour rejeter le budget
du ministre des Finances, John
Turner : le gouvernement est renversé. En
juillet 1974, l'équipe de Pierre Elliott Trudeau remporte suffisamment
de circonscriptions pour former un gouvernement majoritaire, mais
elle doit composer avec une situation économique difficile. En 1975,
pour réduire l'inflation, qui a atteint des taux élevés au pays
lors de la dernière décennie, le premier ministre reprend à son
compte une promesse du Parti conservateur qu'il avait vivement dénoncée
pendant la campagne électorale : il annonce un programme de
contrôle des prix et des salaires d'une durée de trois ans. En 1976,
le Canada adopte une loi qui abolit la peine de mort.
Cette
année voit également l'arrivée au pouvoir du Parti
québécois sur la scène provinciale. Les relations entre Pierre
Elliott Trudeau et René Lévesque, deux politiciens aux idées diamétralement
opposées, seront marquées par la confrontation.
Alors
que la guerre froide divise le globe, Pierre Elliott Trudeau tente
de distinguer la politique extérieure canadienne de celle de son
puissant voisin du Sud. Et ses décisions ne réjouiront
pas toujours la Maison-Blanche. En octobre 1973, au cours d'une
visite officielle, le premier ministre rencontre le président de
la Chine, Mao Tsé-Toung.
Au
cours de cette période, il noue également des relations
économiques avec l'URSS. Mais, pour Washington, le comble
vient lorsque Pierre Elliott Trudeau rencontre Fidel Castro à
Cuba, en 1976. L'année précédente, le Canada
avait reconnu le gouvernement cambodgien des Khmers rouges, à
la tête d'un régime meurtrier qui fera près
de deux millions de victimes.
Par
ailleurs, en 1977, Ottawa met fin à ses relations commerciales avec
le régime d'Afrique du Sud pour protester contre sa politique d'apartheid,
discriminatoire envers la majorité noire. En 1978, il plaide devant
les Nations unies en faveur de l'interdiction complète des essais
nucléaires. Quelques jours plus tard, il appuie cependant un programme
de réarmement de l'OTAN.
Peu
à peu, les difficultés économiques et la grogne qui se fait sentir
dans l'Ouest canadien viennent à bout du gouvernement en place.
Lors des élections de mai 1979, les libéraux perdent le pouvoir
au profit des conservateurs, qui se retrouvent toutefois à la tête
d'un gouvernement minoritaire. Celui-ci se voit aussi forcé
de s'allier au NPD. Pierre Elliott Trudeau devient donc chef de
l'opposition, mais il annonce rapidement son intention de quitter
le parti. Cependant, après un court règne de neuf mois, le gouvernement
de Joe
Clark, qui perd la confiance du NPD, est à son tour défait en
Chambre lors d'un vote sur le budget. Trudeau décide alors de rester
aux commandes du Parti libéral pour les élections de février
1980.
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L'intellectuel
voyageur :
avant les années comme premier ministre
Le
premier mandat (1968-1972) :
des années explosives
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L'héritage politique de Pierre Elliott Trudeau
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Dernière
mise à jour : septembre 2000
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