| Le 19 octobre, au lendemain du 25e anniversaire
de son Pontificat, le pape Jean-Paul II a prononcé la béatification
de mère Teresa de Calcutta. Il a proclamé « bienheureuse »
cette religieuse albanaise qui a dédié sa vie aux
pauvres et aux mourants avec une foi simple, mais profonde.
Repères biographiques
Agnès Gonxha Bojaxhiu a vu le jour le 27 août
1910 à Skopje. Elle est la cadette des trois enfants d'un
entrepreneur albanais, Nikola Bojaxhiu, marié à une
femme très pratiquante, Drane. La mort soudaine de son père
quand Agnès a huit ans laisse sa famille dans une condition
financière difficile. Surnommée « Gonxha »
(la fleur), elle s'intéresse dès l'âge de 12
ans à l'idée de devenir missionnaire.
À 18 ans, alors sur catholique albanaise, elle décide
de joindre les rangs des Surs de Notre-Dame-de-Lorette, un
ordre religieux irlandais. Malgré l'opposition de quelques
membres de sa famille, elle part en novembre 1928 pour Dublin afin
de commencer sa mission. Après une année de noviciat,
elle prend le nom de Marie Teresa (la petite), d'après sainte
Thérèse de Lisieux, et est envoyée à
Calcutta, en Inde, pour enseigner la géographie au riche
couvent de Sainte-Marie. Elle y sera directrice pendant 17 ans.
Elle prononce ses vux définitifs en 1937, et devient
mère Teresa. Mais elle supporte mal de travailler pour les
jeunes Indiens riches au milieu de tant de misère. Lors d'un
voyage en train en 1946, alors qu'elle se rend dans la ville himalayenne
de Darjeeling pour soigner une tuberculose présumée,
elle dit avoir reçu « un appel spécial
de Jésus-Christ ». Il lui aurait ordonné
« de tout quitter pour Le suivre dans les bidonvilles
et servir les plus pauvres parmi les pauvres ».
Teresa reprend le train pour Calcutta et demande à la mère
supérieure de son couvent la permission de quitter l'ordre
pour rejoindre les sans-abri. Malgré l'opposition de l'archevêque
de Calcutta, Mgr Ferdinand Periers, le pape Pie XII donne son autorisation,
deux ans plus tard, en avril 1948.
|