Bernard Landry naît le 9 mars 1937 à
Saint-Jacques-de-Montcalm, dans la région de Joliette.
Il fait ses études primaires à l'Académie
Saint-Louis, à Saint-Jacques, puis au Séminaire
de Joliette.
Inscrit
en droit à l'Université de Montréal, où
il s'engage dans plusieurs mouvements étudiants, il est
admis au Barreau du Québec en 1965 et pratique le droit
jusqu'en 1976.
Son entrée dans les cercles politiques se
fait tôt. C'est René Lévesque, alors ministre
des Ressources naturelles sous Jean Lesage, qui attire le jeune
Bernard Landry vers la politique en 1964. Jusqu'en 1968, Bernard
Landry est tour à tour conseiller technique au cabinet
de René Lévesque, adjoint au directeur général
de la planification du ministère des Richesses naturelles,
coordonnateur pour le Québec du Conseil canadien des ministres
des Richesses naturelles, et chargé de mission au cabinet
du ministre de l'Éducation.
Bernard Landry se joint au Parti québécois
dès sa formation, en 1968. Il se présente une première
fois comme candidat dans la circonscription de Joliette deux ans
plus tard, puis de nouveau en 1973, les deux fois sans succès.
En 1974, il devient membre de l'exécutif national du Parti
québécois.
Entre-temps, René Lévesque l'encourage
à aller étudier l'économie à l'Institut
d'études politiques de Paris. Un choix qui lui ouvrira
plus tard la voie vers le conseil des ministres en 1976, lorsqu'il
est finalement élu député de la circonscription
de Fabre. René Lévesque le nomme ministre d'État
au Développement économique. Bernard Landry donne,
en quelque sorte, une crédibilité économique
au parti nouvellement élu.
Lors
du second mandat du Parti québécois, en 1981, il
retrouve son siège de ministre du Développement
économique, puis occupe tour à tour ceux de ministre
délégué au Commerce extérieur, ministre
des Relations internationales et ministre des Finances.
Ses ambitions politiques se font également
voir. Dès 1981, sans réclamer le départ de
René Lévesque, il ne cache pas qu'il souhaite un
jour lui succéder. N'empêche, il reste fidèle
à son chef en 1984, lors de la crise du « beau
risque ». La stratégie de René Lévesque,
consistant à appuyer les conservateurs de Brian Mulroney
dans l'espoir de changements constitutionnels favorables au Québec,
provoque une crise aiguë au sein du Parti québécois.