« Dans ma
tête, je me suis dit que dans la vie, il y a des batailles
que tu peux te permettre de perdre, mais celle-là,
je n'ai pas le choix. Je ne la perdrai pas. Il faut que
je la gagne. Mais il y a aussi de la chance là-dedans,
de la volonté, toutes sortes de facteurs. »
À propos de son
cancer, Le Soleil, 30 avril 2004
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De Damas à Rivière-du-Loup
À
Né dans la capitale syrienne en 1958, Samer Hamad-Allah est
issu de la classe moyenne. Ce fils unique parle arabe, sa langue
maternelle, mais aussi français et anglais.
« Tout jeune, ma grand-mère m'a donné une
boîte de chocolats qui valait trois dollars. Elle m'a dit
: " Tu vas aller vendre ça jusqu'à ce que tu
obtiennes trois dollars. Quand tu l'auras, tu pourras finir le reste
de la boîte. " Ç'a été mon premier
cours de commerce et de négoce. Une fois, j'ai dû vendre
des jouets parce que je n'avais pas assez vendu et que je voulais
manger mes chocolats. »
Le Soleil, 3 mai 2003
À 18 ans, il quitte son pays pour venir s'établir
dans la ville québécoise de Rivière-du-Loup.
Il fera changer son nom officiellement.
« Nous avons été trois ou quatre à
être sélectionnés parmi une centaine de jeunes
Syriens qui voulaient partir. C'était carrément le
rêve américain. L'ambassade canadienne était
à Beyrouth, au Liban, et il y avait la guerre civile là-bas.
C'était risqué de traverser tout ça pour aller
rencontrer les gens de l'ambassade. »
Le Soleil, 3 mai 2003
« Sur la petite carte géographique de mon dictionnaire,
Rivière-du-Loup était collé sur Montréal.
Je pensais que c'était une banlieue montréalaise.
Et je croyais que le cégep de Rivière-du-Loup était
un prestigieux établissement scolaire, genre UCLA. [University
of California in Los Angeles] »
Le Soleil, 3 mai 2003
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