Une enfance mouvementée...
Stockwell Burt Day est né le 16 août 1950
dans la petite ville de Barrie, en Ontario. C'est le deuxième
des six enfants de Stockwell et Gwendolyn Day (née Gilbert). La
famille Day avait à l'origine émigré de la région de Boston.
Quand le jeune Stockwell est né, son père était
en voie de gravir les échelons au sein de la chaîne de magasins
Zellers, alors en pleine expansion. La jeunesse du futur politicien
sera ponctuée par une série de déménagements qui le mèneront au
Québec et dans les provinces maritimes.
Stockwell a deux ans lorsqu'il déménage à New
Glasgow, en Nouvelle-Écosse, où son père allait diriger un magasin
Zellers. Un peu plus tard, la famille déménage à Fredericton,
au Nouveau-Brunswick, puis à Québec, pour aboutir enfin à Montréal
(Stockwell a alors cinq ans). Les Day y demeurent jusqu'à ce que
Stockwell ait onze ans, après quoi ils partent pour Ottawa.
Son premier souvenir traumatisant, rapporte-t-il,
est sa première journée à l'école maternelle. Le directeur de
l'établissement a appelé sa mère parce qu'il avait récité deux
poèmes jugés « inappropriés ». Dès son plus jeune âge,
sa prodigieuse mémoire étonne son entourage.
Son
père est appelé à se déplacer sans cesse pour son travail, et
la mère de Stockwell s'appuie beaucoup sur ce dernier pour l'aider
dans les tâches ménagères. Il se familiarise avec le français
et la culture québécoise, ce qui rend son départ à Ottawa, où
il fréquentera le très strict collège Ashbury, d'autant plus difficile.
Stockwell Day a vécu dans la plupart des régions du pays, dont
les Territoires du Nord-Ouest, la Colombie-Britannique et l'Alberta.
Il a étudié à l'Université de Victoria mais n'a pas obtenu de
diplôme d'enseignement supérieur.
À
cette époque, vers la fin des années 60, Stockwell Day, comme
la plupart des jeunes de sa génération, adopte le style hippie
et fume occasionnellement de la marijuana.
À l'âge de 18 ans, il loue un appartement
le long de la baie des Anglais, à Vancouver, pour la somme de
60 dollars par mois.
En 1971, il épouse une jeune fille de son quartier,
Valorie Martin.
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Stockwell Day et
la foi
Dans sa jeunesse, il se décrit comme
un agnostique. Cependant, à la suite de son mariage avec une
fervente pratiquante de la foi pentecôtiste, Stockwell Day
entreprend une démarche personnelle et se convertit à cette
religion protestante issue du mouvement fondamentaliste charismatique.
Il sera aidé par un prêtre, Paul Hawkes.
Aujourd'hui encore, Stockwell Day
parle de cette « conversion » comme d'une étape
majeure dans sa vie.
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À la recherche de sa
vocation
Stockwell Day
a tâté de bien des métiers avant de se tourner vers la politique.
Jeune homme, il travaille dans le domaine de la construction, avant
que ce secteur ne connaisse un fort ralentissement, forçant Stockwell
à trouver autre chose. Il devient alors conducteur de fourgon
funéraire.
« C'était
comme dans un film, j'ai retenu ma respiration la première fois. »
Trois fils naissent de son union avec Valorie
Martin : Logan, en 1972, Luke, en 1974, et Ben, en 1976.
Après
son mariage, il se joint à la modeste équipe informatique du bureau
de BC Higways. Il s'associe ensuite à son père dans une entreprise
de vente aux enchères, mais l'affaire sera engloutie par un incendie
qui laissera de lourdes dettes à la famille.
Suivent une succession d'emplois allant de
préposé à l'abattage pour la compagnie Meat Packers à administrateur
d'école privée et pasteur adjoint. Il touche même, brièvement, au
syndicalisme.
En 1976, on le retrouve avec sa famille dans
les Territoires du Nord-Ouest, où il travaille pour une compagnie
de transport de carburant.
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