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JOURNALISTE:
NICOLAS
DUGUAY
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« Je ne vais
certainement pas commenter les actions et les décisions du
gouvernement. Je ne vais pas non plus commenter les prises de position
de l’opposition même si parfois, j’imagine, il
y aurait matière à le faire »
- Lucien Bouchard, expliquant qu’il ne comptait pas,
une fois retiré de la politique active, commenter les décisions
de ses successeurs |
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En bref
- Né le 22 décembre 1938 à Saint-Cœur-de-Marie,
au Lac-Saint-Jean
- Marié à Audrey Best, d’origine américaine,
et père de deux enfants, Alexandre et Simon
- Exerce jusqu’en 1985 la profession d’avocat
- Dès 1970, il œuvre au sein de commissions et d’organismes
liés au domaine des relations de travail
- Devient, en 1976, conseiller de Brian Mulroney lors de la course
à la direction du Parti conservateur du Canada
- Il est avocat dans la cause du gouvernement du Québec
contre la Loi constitutionnelle de 1982 devant la Cour suprême
- Redevient conseiller de Brian Mulroney en 1983 et participe
activement à la campagne électorale fédérale
de 1984, qui portera Brian Mulroney à la tête d’un
gouvernement conservateur
- Il est nommé, en 1985, ambassadeur du Canada en France
- Il est élu député fédéral
conservateur du Lac-Saint-Jean en 1988
- En 1989, il est nommé ministre de l’Environnement
et travaille à la mise sur pied d’un ambitieux «
plan vert »
- Exaspéré par les négociations autour de
l’accord du lac Meech, il démissionne le 21 mai 1990
du cabinet fédéral pour siéger comme député
indépendant
- L’accord constitutionnel du lac Meech est définitivement
enterré le 23 juin 1990
- À l’été 1990, il regroupe autour
de lui huit autres députés indépendants sous
le nom de Bloc québécois
- Lancement de l’autobiographie de Lucien Bouchard, À
visage découvert, en 1992
- Il milite activement, la même année, pour le rejet
des accords de Charlottetown
- Le 26 octobre 1992, l’entente constitutionnelle de
Charlottetown est rejetée
- Le Bloc québécois remporte 54 sièges
lors de l’élection fédérale d’octobre
1993, formant ainsi l’opposition officielle
- Il devient, avec Jacques Parizeau et Mario Dumont, l’un
des principaux porte-parole du OUI lors du référendum
de 1995
- Il est assermenté premier ministre du Québec
le 29 janvier 1996 et est élu, le 19 février suivant,
député de Jonquière
- Lucien Bouchard entame, comme premier ministre du Québec,
la course au déficit zéro
- L’Assemblée nationale du Québec adopte,
en décembre 2000, la controversée loi sur les fusions
municipales
- Dans la foulée de l’affaire Michaud, qui éclate
à la fin de l’année 2000, Lucien Bouchard
annonce, le 11 janvier 2001, sa démission; il estime avoir
échoué dans la cause indépendantiste et désire
consacrer davantage de temps à sa famille
- Depuis avril 2001, il pratique le droit au sein d’un
cabinet montréalais et siège à divers conseils
d’administration
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