François Legault
Capitaliste, social-démocrate

 

En bref

L’homme d’affaires prospère

Un « capitaliste social-démocrate »

Les premières armes politiques

Performance et efficacité comme leitmotiv

Les premiers faux pas

Le difficile mandat à la Santé

La fin d'une ambition

Hyperliens

 


JOURNALISTE:
NICOLAS DUGUAY


Il a dit...



« Je suis allé en politique parce que je voulais être capable de me regarder dans le miroir en me levant le matin. »
- François Legault, lors d’une entrevue à La Presse, mardi 5 septembre 2000


On a dit de lui...


« François Legault a été un excellent ministre de l’Éducation. Il est un mauvais ministre de la Santé. À un tel point que s’il continue sur sa lancée, le ministre risque d’empirer les choses et de provoquer, dans le réseau de la santé, des dommages irréparables. »
- Alain Dubuc, dans un éditorial publié dans La Presse, 28 septembre 2002

 


Le difficile mandat à la Santé

Toutefois, devant l’incapacité de Bernard Landry à conserver à la tête du ministère de la Santé un administrateur tel David Levine, en qui tout le monde voit une sorte de sauveur pour un milieu à la dérive, François Legault se voit, contre sa volonté, appelé en renfort.

L’homme d’affaires fait son entrée à la Santé en clamant haut et fort son objectif d'y apporter plus de rigueur et d’imputabilité. François Legault estime inconcevable de ne pouvoir évaluer concrètement la performance d’un réseau dans lequel les Québécois investissent annuellement quelque 17 milliards de dollars.

C’est d’ailleurs là, dans cette urgence d’agir et dans cette tentation d’appliquer à la Santé des recettes qui se sont montrées efficaces à l’Éducation, que François Legault fera, selon plusieurs observateurs, une erreur magistrale qui entachera définitivement son passage à ce ministère infiniment plus complexe que le précédent.

Il s'est, en effet, avéré impossible de mener de front nombre de réformes et changements en santé sans risquer de bouleverser le fragile équilibre qui y règne. Si des remèdes drastiques émanant d’une direction centralisée sont applicables, voire même souhaitables, dans certains ministères tels que l’Éducation, le milieu de la santé réclame, quant à lui, des politiques très souples.

Ainsi, en l’espace de seulement quelques mois, François Legault a accumulé les bourdes qui ont littéralement fait rugir l’ensemble du milieu. De la loi 114 destinée à forcer les médecins à combler les urgences qui s’est révélée n’être, en définitive, qu’une forme de conscription aux bulletins des hôpitaux, inefficaces et inutiles, le mandat à la Santé de François Legault a terni l’image de solide gestionnaire qu’il avait su se forger lors de son passage à l’Éducation.